dimanche 22 juillet 2018
Questions à...
Avant le dernier conseil municipal avant le vacances d'été et un an après son élection, Vincent Chauvet a répondu aux questions  d'Autun Infos.
Intercommunalité, centre-ville, rempart effondré, publicité ou sécurité, le maire d'Autun n'élude aucun sujet. Un entretien riche.
Ce jeudi soir, Marie-Claude Barnay préside le dernier communautaire avant la trêve estivale. Avant ce rendez-vous, la Présidente du Grand Autunois-Morvan a répondu aux questions d'Autun Infos. L'occasion pour elle de revenir sur sa première année à la tête de l'intercommunalité, de parler des relations avec la Ville d'Autun, d'évoquer le dossier du Centre Nautique et des futures économies de fonctionnement de la com-com. Un entretien riche.
30 associations écologistes ont fait du lobbying auprès de lui, mais Rémy Rebeyrotte n’a pas cédé aux pressions vertes sur la question du glyphosate et il s’en explique avec force d’arguments.
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AUTUN : 15 ans d'actions au Burkina Faso pour Beogo Neere

14/11/2017 16:22Lu 1091 foisImprimer l’article
Cela fait maintenant 15 ans que l’association Beogo Neere a vu le jour, à la suite d’un voyage de son fondateur Jean-Louis Chabaud, au Burkina Faso. Là-bas, il fait la rencontre de Karim Mandé, le courageux directeur d’une petite école de brousse et décide de lui venir en aide. L’association autunoise, partie de quelques bénévoles motivés, compte aujourd’hui plus de 300 adhérents et gère un budget de près de 25000€. Son bureau est composé de Dominique Busseuil, président, Jacques Bouvier, trésorier et Agnès Godillot, secrétaire.

Un accès à l’école pour tous les enfants

Karim Mandé était là ce lundi soir, pour l’assemblée générale de Beogo Neere. C’est lui qui a présenté les actions menées à Bonsomnoré, au nord du Burkina Faso, mais aussi dans plusieurs villages de la région. Dans un pays composé à 80% de petits agriculteurs, l’accès à l’éducation par l’école reste primordial et c’est la base de l’action de Beogo Neere. Karim Mandé l’affirme  : «  tout passe par l’éducation. Si nos enfants ne sont pas éduqués, le pays ne pourra pas progresser  ».
En 2002, l’école de Bonsomnoré comptait 66 élèves pour trois classes, dans un bâtiment qui n’avait plus de toit. Aujourd’hui et grâce à l’action de l’association, 207 élèves sont accueillis dans quatre classes, des locaux adaptés, avec une bibliothèque, une pharmacie, mais aussi une cantine. Le fonctionnement de cette cantine représente la plus grosse part de l’utilisation des dons des adhérents. Elle permet aux enfants de bénéficier d’un repas assuré le midi, à base de riz et même parfois d’un peu de viande.

Soutenir les projets au Burkina Faso

Une autre part importante de Beogo Neere concerne le parrainage, qui permet aux enfants de bénéficier de tout ce dont ils ont besoin, tout au long de leur scolarité, au minimum jusqu’à la classe de troisième. Et pour préserver la santé des enfants et lutter contre le paludisme, les achats de moustiquaires font régulièrement partie des actions de l’association autunoise.
Dans les villages alentours, Beogo Neere a permis de rénover d’autres écoles, mais aussi aux villageois d’avoir accès à des micro-crédits (sans intérêt), pour développer une petite activité de maraichage, de couture ou élever quelques chèvres. Ce micro-crédit a représenté 12400€ cette année.
Le gros objectif reste la construction et l’ouverture d’une cinquième classe dans l’école de Bonsomnoré, sachant que le budget permet d’avoir toujours une année de cantine d’avance, pour un bon fonctionnement.
Et le projet pourrait voir le jour plus vite que prévu, puisque Beogo Neere a bénéficié de l’aide inespérée d’une classe de cinquième de l’IREA (Institut Régional d’Enseignement Adapté) de Beaune. Avec leur professeur, Vincent Journeaux, ces enfants ont participé à un concours international «  C’est ton Droit  », présentant un petit film sur le thème «  L’école c’est ton droit  ». Et ils ont remporté le premier prix de 2500€, qu’ils ont reversé à l’association.
La mobilisation reste grande pour continuer à soutenir les petits villages du Nord du Burkina Faso et proposer, comme le signifie le nom Beogo Neere, «  des lendemains meilleurs  ».
L.P.