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AUTUN : La rénovation de la maison du Lutrin retenue au titre du Loto du Patrimoine

12/06/2019 03:17Lu 2994 foisImprimer l’article
Six mois de chantier pour remettre sa charpente en bois au goût du jour.
Quel Autunois ne connaît pas le Lutrin ? Si le lieu est un restaurant et un pub incontournable des noctambules, il s’agit surtout d’une maison. Une maison médiéva inscrite aux Monuments Historiques. Depuis maintenant plus de deux ans, Philippe et Géraldine, les sympathiques propriétaires des lieux, mènent un projet de rénovation des façades de l’édifice. Un chantier qui permettra au bâtiment de retrouver sa façade originelle avec ses colombages apparents, ce qui présente un intérêt tout particulier pour le quartier. « C’est la dernière maison à pan de bois des places Saint-Louis et du Terreau », indique Philippe Fenaux. Et de rappeler que c’est tout en secteur qui sera en mutation dans les prochaines années avec la réalisation du Grand Musée Rolin.
Durant les deux ans de travaux préliminaires, menés en lien avec Eric Wenzel de la DRAC, plusieurs études ont été menées, dont une réalisé par le cabinet de l’architecte Gil Fraisse. « Cette dernière permis de découvrir que les bois de la charpente ont été coupé à l’hiver 1479-1480 », assure Philippe Fenaux.


Une opération particulièrement lourde


Si la maison canoniale du Lutrin est un monument historique, elle se trouve actuellement en état de péril. « La maison est étayée par l’intérieur depuis près de 25 ans », indique le maître des lieux. Bref, l’opération de restauration n’aura rien d’une simple chirurgie esthétique, mais bien d’une opération lourde. Et pour cela, Philippe et Géraldine Fenaux pourront compter non seulement sur la DRAC, mais également de plusieurs partenaires. Ce mardi, ils ont appris surtout que leur dossier avant été retenu au titre de la deuxième « promotion » du Loto du patrimoine, lancé par la Mission Bern pour le patrimoine. « C’est le seul projet retenu en Saône-et-Loire », se félicite Philippe Fenaux, savourant que la restauration de la maison canoniale fasse parti des 121 sites sélectionnés parmi le millier de candidats. Et le propriétaire du Lutrin de saluer le travail de Marie de La Ville-Baugé qui l’assiste dans la maîtrise d’ouvrage du projet. « C’est elle qui s’est occupé de toute la logistique, de la recherche de financement… Son aide a été précieuse dans la recherche des entreprises », détaille encore le restaurateur autunois, qui au maximum -et comme il le fait souvent dans ses investissements- faire travailler des entreprises locales.
Le chantier devrait démarrer à l’issue de la saison estivale en octobre prochain pour une durée de six mois, soit juste avant l’ouverture de la saison 2020.
Bastien MIGAULT