mercredi 14 novembre 2018
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AUTUN : Le film « Mes pays » ou comment mieux appréhender l'intégration

08/11/2018 16:32Lu 1218 foisImprimer l’article
Le film était projeté ce mercredi à l'Arletty
Pour l’instant, il n’avait été projeté que sur petit écran. Ce mercredi soir, «Mes Pays », le film sur la diaspora calabraise créé dans le cadre de la Foire Economique Régionale d’Autun, était projeté pour la première fois sur le grand écran de l’Arletty. Et pour l’occasion, la grande salle du cinéma autunoise était comble pour découvrir pou redécouvrir le film d’une vingtaine de minutes. « A chaque film, on découvre de nouvelles choses », indique Bernard Mugnier, qui a animé la soirée ».
A l’issue de la projection, un débat était organisé entre Eric Boucourt, Sous-préfet de l’arrondissement d’Autun, Pierre-Jacques Mathieu, direction de la cohésion sociale et urbaine de la ville d’Autun, Salvator Mancina, émigré calabrais, Julie Andali, professeure au collège de la Châtaigneraie, et Laurent Rebeyrotte, réalisateur du film.
Cette soirée a été l’occasion pour le représentant de l’Etat, qui a fortement soutenu le projet, de rappeler l’épisode décrit dans le film fait écho à ce que se passe aujourd’hui. « Et si on ne quitte pas son pays pour le plaisir, on n’oublie jamais ses racines. », indique Eric Boucourt. Et Pierre-Jacques Mathieu de reprendre : « Avec ce film, nous ne sommes pas dans l’histoire des livres, nous sommes dans la vraie histoire. L’immigration, ce n’est pas quelque chose que l’on choisit, c’est quelque que l’on subit ». Croyant aux vertus pédagogiques du film, le responsable de la cohésion sociale et urbain annonce que cet outil va irriguer tous les espaces de vie sociale. Et justement, afin de le rendre accessible au plus grand nombre, Laurent Rebeyrotte a annoncé que ce film sera traduit en turc, mais également en arabe.
« Face à la parole nauséabonde qui se répand de plus en plus, ce film montre aux élève   l’on peut vivre bien ensemble », indique Julie Andali. Et d’indiquer que les élèves qui ont participé à ce film ont beaucoup exprimé leurs émotions à l’issue du tournage.
Bien conscient que ce film n’est pas un film de bisounours, Laurent Rebeyrotte rappelle que ce film s’inscrit entre droit et devoir et véhicule un message d’intégration. « Et s’intégrer, s’adapter, c’est regarder l’exemple de ceux qui nous ont précédé », assure le réalisateur de Mes Pays.
Bastien MIGAULT