mardi 26 mars 2019
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AUTUN : Les voeux de Vincent Chauvet aux Autunois

07/01/2019 20:00Lu 2982 foisImprimer l’article
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Le discours de Vincent Chauvet
Monsieur le Député, cher Rémy,
Monsieur le Sous-Préfet,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames Messieurs les autorités civiles et militaires en vos grades et qualités respectifs,
Mesdames, Messieurs,
Chers amis,
Je voudrais avant toute chose que vous applaudissiez encore les jeunes du CJC qui viennent de prendre la parole devant vous car c'est un exercice très difficile.
Cette année les vœux sont placés sous le signe de la jeunesse. Nous avons ainsi souhaité mettre à l’honneur sur l'affiche officielle de l’événement le Conseil jeunes citoyens, mais aussi les JSP c’est à dire à la fois les jeunes sapeurs-pompiers et jeunes de Saint Pan dont certains représentants sont dans la salle. Ensemble, avec les jeunes du Lycée militaire et le Conseil citoyen, ils ont retroussé leurs manches en 2018 pour restaurer notre carré militaire du cimetière municipal et je peux vous dire que, pour eux comme pour nous et pour les associations patriotiques, cela a été un moment fort de l’année écoulée.
Sur l’affiche des vœux, nous avons aussi fait figurer nos PCCB ainsi que les filles de la Maîtrise de la Cathédrale qui sont en train de rattraper les petits chanteurs garçons en termes de qualité et de notoriété. Les Maîtrisiennes devraient inaugurer en 2019 leur internat de jeunes filles qui attirera, je l'espère, de nouvelles familles dans notre ville. Et pour finir dans le domaine artistique et musical, nous avons donné une visibilité particulière à l’atelier hip hop porté par la CCGAM, ce sont des artisans de la joie de vivre, du dépassement de soi, qui font la fierté de leur parents lorsqu’ils montent chaque année sur scène à l’Eduen.
Laissez-moi tout d’abord revenir sur les réalisations de 2018 pour notre ville, dont beaucoup ont bénéficié du fort soutien de la mairie pour aboutir  :
- L’inauguration de la bibliothèque Bussy Rabutin, agréable et fonctionnelle, dont les retours des usagers nous sont particulièrement positifs. Ce sont 2500m2 dédiés à la lecture publique, à l’accès aux dernières ressources numériques et la valorisation de notre exceptionnel fonds ancien que nous avons plaisir à nous réapproprier.
- L’agrandissement et le réaménagement du Cinéma Arletty (merci à Jean-Christophe et Astrid Pape pour leur courage et leur audace).
- La rénovation de la façade principale du théâtre municipal, qui redonne tout son lustre à un des bâtiments phare de notre place centrale.
Vous le voyez, des projets structurants sur nos équipements culturels que de nombreuses villes nous envient, je peux vous l’affirmer. Nous continuerons à investir dans la culture, si importante en ces temps troublées avec, si le conseil municipal vote en ce sens lors de notre prochaine session, les premiers coups de pioche du Grand Musée Rolin au premier trimestre 2019.
Côté culture, 2019 sera pour Autun une année « impériale » qui verra conférences, concerts, animations autour du 250e anniversaire de la naissance de Napoléon Bonaparte et du 240e anniversaire de son arrivée au collège d’Autun. De nombreux rendez-vous sont programmés qui réjouiront autant les fans de l’Empereur que les touristes ou les simples passionnés d’histoire, qui sont nombreux à Autun !
En 2018, nous avions eu le plaisir d'accueillir les concerts de Gaël Faye et d’Yves Jamait ainsi que la seconde édition du festival du journalisme. Malheureusement ce festival s'arrête suite à l'échec commercial du lancement du magazine Ebdo. La presse écrite en France est en crise, concurrencée aussi bien par les chaînes infos en continu que par les fake news propagées par les réseaux sociaux. Le festival du journalisme il sera remplacé dès cet été sur les mêmes dates par un événement au moins aussi populaire dont beaucoup connaissent déjà le nom et qui vous sera officiellement dévoilé le 19 janvier.
Je voudrais profiter de cet instant pour saluer avec le plus grand respect les journalistes présents dans la salle. Sans la liberté de blâmer, il n'est pas d'éloge flatteur disait Beaumarchais. Cette profonde crise de la presse écrite, on a pu également la voir dans notre centre-ville avec le départ en retraite des gérants de la maison de la presse qui n’ont pas trouvé de vocation pour reprendre une activité de vente de journaux aujourd’hui partout en grande difficulté. Mais tout n’est pas perdu, j’ai bon espoir que la maison de la presse soit reprise par un nouveau commerçant, dans un concept nécessairement différent.
Pour autant, sur les commerces de centre-ville, ne laissez personne vous dire que tout ferme. Car ni le numérique, ni la mutation des modes de consommation, ni une démographie stagnante n’ont empêché en 2018 de nouveaux commerçants, souvent jeunes, d’ouvrir leurs portes, notamment dans nos rues piétonnes. Je voudrais citer notamment Leslie onglerie et couture rue Deguin, Carrefour Market rue Saint-Saulge, New Mouss rue Guérin, Eden Men’s rue aux Cordiers, l’Esperluette et le Visagiste rue Chauchien, Pepino et Saveurs et Traditions rue de Lattre de Tassigny, Mod In Vap et la boutique de la SPA rue aux Cordiers, La Marande à Saint-Pantaléon, Servitae avenue Charles de Gaulle, en face de l’ATAC qui lui investit pour sa rénovation, l’ouverture d’un lasergame rue du théâtre romain, d’un karting électrique boulevard Mazagran et le lancement d’Autun Plage au lac. J’en oublie probablement mais je vous donne déjà rendez-vous samedi soir rue Chauchien pour l’ouverture d’un nouveau point de restauration, Le M, et la relance début mars de la boutique Chantal rue aux Cordiers. Nous avons également eu de belles reprises en 2018 : Les Jardins du Lac, Le Cathédral, la sandwicherie de la rue de Lattre de Tassigny…
Sur l’économie, je refuse d’entendre dire que “à Autun il n’y a pas de boulot”. Ce sont à ce jour 350 offres d’emploi qui sont non pourvues sur notre territoire. Quand les chefs d’entreprises viennent me voir, ce n’est pas pour me dire qu’ils ont des problèmes de rentabilité, c’est souvent pour me dire qu’ils refusent des chantiers car ils ont des problèmes pour recruter.
Dans l’industrie, le numérique, le bâtiment, les services à la personne, la restauration et bien d’autres domaines, des opportunités sont présentes dans notre ville. Nous savons qu’un des freins à l’emploi et à l’embauche sur notre territoire est la mobilité et l’actualité récente montre les limites d’un modèle basé sur la voiture individuelle. La question des transports sera un sujet majeur de l’année 2019 dans le cadre intercommunal et je souhaite qu’avec les élus du territoire nous avancions très vite dans des négociations avec la Région.
Là aussi il faut arrêter les mêmes rengaines sur Autun enclavée, loin de tout. S’il est vrai que nous ne sommes à proximité immédiate d’aucune métropole - et cela pèse sur notre dynamique démographique - nous ne sommes qu’à deux heures de Paris, une heure et demie de Lyon, une heure de Dijon. N’oublions pas que deux multinationales Hanes et Nexans ont des centres logistiques dans notre ville, que Sferis et VFLI, deux filiales de la SNCF, se sont implantées ces dernières années et continuent de se développer et que au moins trois entreprises industrielles sont en train actuellement de regrouper leur activités présentes dans d’autres villes sur leur implantation autunoise, laissant présager des vagues de recrutement significatives en 2019.
La mondialisation peut faire peur mais j’ai l’intime conviction que ses effets les plus néfastes sont majoritairement derrière nous et que notre territoire peut désormais tirer parti d’échanges mondiaux qui s’intensifient de jour en jour.
C’est pour cette raison que j’avais à cœur que notre ville s’ouvre davantage à l’international et de ce point de vue aussi 2018 a été une année particulièrement riche.
Ainsi, nos échanges avec la Chine se sont concrétisés, débouchant sur la signature d’un jumelage avec le district de Chenghua. Dès janvier, pas moins de 42 tours operators chinois vont venir en repérage puis nous aurons au printemps 2019 l’ouverture de l’Institut Marco Polo et l’accueil de groupes scolaires de Chengdu. De nombreuses portes s’ouvrent avec l’Empire du Milieu et j’ai eu le plaisir de constater que de nombreux Autunois s’intéressent de près à cette civilisation passionnante.
Parmi nos jumelages, outre Ingelheim et Stevenage, celui avec Kawagoe a été revivifié cette année, toujours grâce à Hisao Takahashi qui incarne dans notre ville le lien entre la France et le Japon. Au-delà des échanges artistiques, nous avons beaucoup à apprendre de la société japonaise dans son ensemble qui est en effet confrontée au vieillissement accéléré de sa population. Celle-ci a diminué de 300 000 habitants l’an dernier : leurs problématiques seront sans doute les nôtres en France dans 10 ou 15 ans et nous n’avons pas d’autres choix que de commencer maintenant à réfléchir à l’accroissement substantiel du nombre de nos anciens avec l’arrivée à la retraite de la génération du baby boom.
Sur le volet international, n’oublions pas les événements de 2018 qui deviennent pour certains des rendez-vous réguliers et appréciés de notre cité : la Fête de l’Afrique avec nos amis burkinabés, la biennale d’art contemporain avec nos amis belges et le dynamisme du Comité culturel franco-russe qui a su nous amener cette année un cosmonaute. Des rencontres avec le public qui resteront longtemps dans les mémoires. En 2019, des élèves du Collège de la Châtaigneraie seront accueillis à l’Académie des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg pour un voyage scolaire dont très peu d’établissements français peuvent se targuer.
Enfin en 2018, Autun a su prendre sa part de la solidarité internationale en accueillant 14 familles de réfugiés syriens, dont certains sont présents dans la salle. Je tiens à saluer leur présence à toutes les commémorations patriotiques et même à certaines séances du Conseil municipal. Victimes de Daech ou de Bachar al Assad, ces familles qui ont montré une capacité d’adaptation exemplaire ont toute leur place dans notre ville et je suis fier d’avoir fait ce qui était possible pour mettre ces parents et ces enfants à l’abri de la guerre.
Un tel succès d’assimilation des familles syriennes n’aurait pas été possible sans l’appui du Cilef dont j’ai repris la présidence en 2018. Les cours de français assurés par des bénévoles y sont un bel exemple de ce que notre cité peut donner de meilleur.
De plus, avec l’appui de la Sous-Préfecture, nous avons mis en place cette année l’action “l’école des parents pour la réussite des enfants”, où des mamans, souvent jamais scolarisées, suivent des cours en classe sur le système scolaire français. Ces cours sont majoritairement fréquentés par des mamans bulgares avec d’excellents résultats. Notre politique volontariste, et parfois coercitive, d’intégration de cette minorité européenne commence à produire des résultats, notamment depuis le recrutement d’un jeune en service civique et un partenariat approfondi avec les collèges pour vaincre l’absentéisme scolaire.
De même, pour les familles bulgares qui posent des troubles de voisinages, nous avons édité le premier guide du savoir-vivre à Autun traduit en français et en bulgare. N’hésitez à vous servir à l’entrée et à le distribuer à vos voisins bruyants, il y a un certain nombre de principes du vivre-ensemble qui sont rappelés et qui peuvent tout à fait servir à des familles françaises également. Et pour ceux qui ne l’ont pas vu, allez voir en ligne le film tout à fait éclairant intitulé “Mes Pays” sur l’intégration des étrangers à Autun dans les années 50.
Pour finir sur le Cilef, deux choses : d’une il reste des places dans les cours de français et dans la garantie jeunes, c’est gratuit et ouvert à tous les habitants de la Communauté de Communes. D’autre part nous avons fait partie des villes pilotes pour lancer fin 2018 un simulateur de conduite numérique afin de vous aider à passer ou à repasser le permis de conduire.
A ce propos je voulais d’ailleurs partager avec vous une anecdote amusante car il semble qu’une photo du JSL ait été mal interprétée. En effet, on me voit devant un écran et un volant en train de tester ce nouveau dispositif et cela a semble-t-il pu faire penser à certains que j’étais un train de repasser mon permis de conduire. A ceux qui se sont inquiété et qui m’ont interpellé dans la rue pour me dire qu’ils me soutenaient dans cette épreuve d’avoir à repasser son permis, je tiens ici publiquement à les rassurer : je n’ai jamais perdu mon permis, malgré quelques contraventions uniquement dues à des excès de vitesse, j’ai mon permis et je compte bien le garder ! Cette rumeur autunoise m’a beaucoup amusé, mais si elle a servi à faire connaître le Cilef et son simulateur de conduite alors tant mieux !
Défendre nos services publics et maintenir nos jeunes, c’est tout le sens de notre mobilisation pour les lycées, le Lycée Bonaparte d’abord où, entre la demande du maintien du CAP et les demandes d’ouverture de BTS, nous devrions au moins avoir gain de cause sur un des dossiers.
Côté innovation pédagogique en 2018 s’est ouverte au Lycée Bonaparte une licence en 3 ans, le DNMADE autour des métiers de la mode et du design. Nous sommes aujourd’hui avec le Député fortement mobilisés sur la défense du Lycée Bonaparte. Je peux déjà vous dire que sur la question des options, toutes les demandes ont finalement été acceptées par le Rectorat et que nous demanderons, lors de la venue du Ministre de l’Education Nationale Jean-Michel Blanquer, prévue lors de la semaine des langues anciennes, le retour du latin et du grec à Bonaparte.
A côté du service public de l’éducation assuré par l’Etat, le maire est tout d’abord responsable d’assurer les services publics locaux que sont l’eau, l’assainissement, le chauffage urbain, le traitement des déchets.
Sur ces dossiers, 2018 avait vu la construction d’une centrale de cogénération gaz, ce qui avait permis de réduire la facture pour le chauffage collectif suite à une négociation avec Dalkia. 2019 verra l’inauguration de la nouvelle usine de production d’eau potable de Saint-Blaise construite par le SMEMAC (5 millions d’euros d’investissement) pour garantir un approvisionnement conforme aux normes de qualité dans les foyers autunois ainsi que la poursuite du projet d’une usine de traitement et de valorisation des déchets ménagers de dernière génération construite par le SMEVOM (près de 14 millions d’euros d’investissement).
Un mot si vous le permettez sur la santé et sur l’hôpital dont, vous le savez peut-être, le maire d’Autun assure traditionnellement la président du Conseil de surveillance. 2018 aura connu à la fois la certification de l'hôpital par le Haute Autorité de Santé et l’inscription du maintien de la maternité dans le Projet Régional de Santé à la suite d’une mobilisation sans précédent de tous les élus régionaux, mobilisation partie d’Autun. En 2018 a également ouvert le centre de santé départemental avec deux médecins généralistes supplémentaires.
En 2019 nous verrons la mise en service de l’IRM sur le pôle sanitaire d’Autun, le début des travaux pour accueillir une partie de l’activité de la Croix Rouge à Mardor et l’ouverture d’une Maison de Santé à Saint-Pantaléon ainsi que d’une résidence sénior. La dynamique est fragile mais elle est là et la relève semble être assurée. Je sais d’ailleurs que la vitalité de notre vie culturelle joue pour beaucoup dans le choix de jeunes professionnels de rester sur notre territoire.
Au titre des projets d'investissements de la commune, 2019 connaîtra également le lancement des travaux du Parc Schuman, de la mise en accessibilité du Passage Balthus, de la construction d’une nouvelle piste d’athlétisme, des travaux sur la Pierre de Couhard, ainsi que l’entrée du programme Action Cœur de Ville dans sa phase opérationnelle, renforçant ainsi l'attractivité de notre ville.
Autre élément déterminant de la qualité de vie à Autun, la sécurité. Je vous avais annoncé l’an dernier l’arrivée d’un policier municipal supplémentaire, c’est à dire le recrutement de deux nouveaux policiers cette année. Je suis très heureux ce soir de vous présenter le premier d’entre eux, Emmanuel Richard. Originaire de Seine et Marne il a également exercé la profession de policier municipal à Valence, Cosne sur Loire et Clamecy. Je vous demande de l’applaudir et de lui réserver le meilleur accueil.
Son recrutement s’accompagnera de l’ouverture dans les toutes prochaines semaines d’un nouveau poste de Police Municipale, situé sur l’avenue Charles de Gaulle sous le Théâtre municipal, qui sera un lieu visible et fonctionnel d’accueil du public. Nous avions voté au budget 2018 l’acquisition de caméras de rues qui complèteront les caméras individuelles portées par les policiers. L’installation de ces premières caméras de vidéo protection de l’espace public sera effectif dans le premier trimestre de cette année dans l’hyper centre. Je proposerai au budget 2019 une somme pour l’achat d’un nouveau véhicule pour la police.
Je tiens à souligner l'excellente coopération avec les forces de gendarmerie qui s’est traduite par la signature d’une nouvelle convention entre l’Etat et la ville dans le cadre de la nouvelle doctrine gouvernementale de police de sécurité du quotidien. Je souhaite que cette coopération se renforce encore en 2019, année où la gendarmerie n’aura plus à courir derrière les fugitifs du CEF de Fragny, celui-ci ayant fermé ses portes mi-décembre comme annoncé.
J’estime en effet que la sécurité est l’une des premières missions d’un maire.
Le maire possède des pouvoirs de police générale lui permettant de mener des missions de sécurité, tranquillité et salubrité publiques. Il exerce ses pouvoirs sous le contrôle administratif du préfet et en sa qualité d’officier de police judiciaire, le maire est tenu de signaler sans délai au procureur de la République les crimes et délits dont il a connaissance.
C’est ainsi qu’à l’été 2018 j’ai poursuivi la lutte contre les rodéos urbains, aidé d’ailleurs en cela par une nouvelle loi dont Rémy Rebeyrotte était l’un des initiateurs. Nous avons saisi voire détruit plusieurs engins motorisés, plusieurs signalements ont été effectués auprès du Procureur de la République et je n'ai pas hésité à publier en ligne les plaques d'immatriculation des contrevenants.
Nous avons ensuite eu à gérer lors d’un mariage un cortège incontrôlé et j’ai mis en place à l’issue de cet épisode une charte des mariés, impliquant que la mariage ne sera plus célébré si des troubles à l'ordre public sont occasionnés par les invités.
Après cela, nous avons connu une manifestation non déclarée d’agriculteurs devant la sous-préfecture d’Autun, celle de Charolles étant à ce moment-là vacante. La revendication principale était le rejet de l’accord commercial avec le Mercosur et je me réjouis d’ailleurs que nos éleveurs aient eu gain de cause. Quoiqu’il en soit après un dialogue tendu avec les agriculteurs en présence de la police municipale, l’attroupement a pris fin  et nous avons pu monter une rencontre avec M. le Sous-Préfet dans cette même salle.
Enfin mi-septembre nous avons connu une installation sauvage de gens du voyage à Saint Pantaléon, qui ont été immédiatement verbalisés à hauteur de 35 euros par véhicule et par jour. Ceci a occasionné une tentative d’envahissement de la Mairie puis de corruption d’agents publics avec la proposition de payer directement un certaine somme contre le retrait des PV. Nous avons tenus bon et je peux vous dire que nous avons désormais dans la communauté des gens du voyage une certaine réputation. Là aussi cher Rémy une loi est venue en 2018 renforcer les pouvoirs du maire en la matière.
C’est pour cela que j’assume totalement le fait d’avoir effectué ces dernières semaines des signalements au Procureur de la République lors des blocages de l’accès à plusieurs services publics, de restrictions à la liberté de circulation, de manifestations non déclarées,  d’insultes verbales ou en ligne envers des élus ou des policiers municipaux et d’obstacle à la perception de droit de stationnement.
C'est sûr dans ces cas-là on ne se fait pas que des amis, mais la République ce n’est pas l’anarchie et force doit revenir à la loi !
Ces principes de légalité républicaine clairement posés, le mouvement de contestation qui s’est constitué depuis plusieurs mois dans notre pays, a de toute évidence soulevé  la volonté d’une plus grande implication des citoyens dans les processus de décisions nationales et locales. C’est une requête tout à fait légitime, mais je dois dire qu’à Autun, nous n’avons pas attendu ces revendications pour prendre en ce sens des initiatives.
Dès mon arrivée, j’ai souhaité établir plus de proximité avec les citoyens : la retransmission sur internet de nos conseils municipaux, des CJC et en ce moment-même de mes voeux que j’ai souhaité ouvrir à tous. Nous portons une grande attention aux instances représentatives des citoyens. Quel plaisir de travailler de concert avec le Conseil Citoyen sur le quartier politique de la ville de Saint-Pantaléon qui fonctionne remarquablement ! Nous avons des rencontres régulières, où la parole est libre, où des actions concrètes sont menées.  Le Conseil Jeunes Citoyens pour lequel je salue l’implication de Cathy Nicolao Valacci, mais aussi bien sûr le Conseil des Quartiers de l’agglomération. Ses membres sont vos référents, en lien permanent avec notre animateur qui se fait le relais des demandes et requêtes, mais aussi des satisfactions car je sais qu’il y en a.
Il en est de même au Grand Autunois Morvan avec le Conseil de Développement, qui réunit des personnes issues de la société civile fortement impliquées dans les réflexions locales, et dont le travail est précieux.
Nous avons, comme je m’y étais engagé, approfondi la consultation locale des habitants sur les projets d’aménagements urbains. Ce fut le cas bien entendu pour la Place du Champ de Mars, mais aussi en toute fin d’année dernière pour le devenir du quartier Marchaux qui va changer de visage dès les prochains jours avec la destruction du bâtiment Minnaert.
Nos réunions de quartiers sont des temps d’échanges précieux sur tout ce qui touche à votre quotidien et votre cadre de vie. Elles reprendront d’ailleurs au printemps, sur les mois de mars et avril. Chaque année, sans démagogie, nous sommes clairs sur ce que nous sommes en mesure de réaliser ou de ne pas réaliser dans l’immédiat.
Cette concertation s’articulera donc en 2019 de manière inédite avec le grand débat national initié par le Président de la République. Nous attendons, comme toutes les communes, des informations  plus précises de la part de la Commission Nationale du Débat Public, sur les modalités d’organisation dans les territoires. Mais là aussi je le dis clairement, nous ne laisserons pas faire tout et n’importe quoi, notamment dans des locaux municipaux. Oui à des débats sereins et constructifs, non aux récupérations, aux comportements déviants ou aux initiatives farfelues.
A l’issue de ce débat, si vous me permettez une considération de politique nationale, je suis très favorable à un référendum à choix multiples qui pourrait s’adosser au scrutin des élections européennes du 26 mai prochain.
Dans ma famille politique nous avons toujours été favorables à une large dose de proportionnelle car elle permet de rendre l’Assemblée plus représentative de tous les courants de la société.
Je suis également favorable, sous certaines conditions, au RIC comme cela se pratique avec un grand sens des responsabilités en Suisse. Mais qui sait que nous avons déjà des outils de participation citoyenne à notre disposition, telle l’Initiative Citoyenne Européenne, instaurée par le traité de Lisbonne? Un million de citoyens européens peuvent soumettre directement une loi à la Commission européenne. J’ai d’ailleurs été en 2012 l’un des premiers à me saisir de cette outil pour lancer avec un collectif de jeunes une telle initiative exigeant la fin des frais d’itinérance téléphonique en Europe, que nous avons fini par obtenir !
Je crois que le débat européen et le débat constitutionnel sont intrinsèquement liés et je fais le vœu que ces échéances soient de vrais rendez-vous démocratiques. Je ne serai pas candidat à ces élections européennes mais je souhaite une forte mobilisation des Autunois pour ce scrutin qui s’annonce crucial.
Viendront ensuite les élections de mars 2020 où nous aurons à écrire ensemble une nouvelle page de l’Histoire de notre ville. Si vous êtes venus ici ce soir c’est que très majoritairement vous croyez dans l’avenir de notre ville, dans son formidable potentiel et dans ses ressources immenses. Mais cette ville ne serait rien sans vous, qui êtes impliqués dans le bénévolat, l’associatif, l’entrepreneuriat, le service public, la transmission de nos valeurs. C’est pourquoi j’appelle d’ores et déjà ceux et celles qui veulent porter plus loin leur engagement à se rapprocher de nous avec leurs idées, leurs vécus, leurs envies pour continuer à la faire progresser.
D’ici là, chers amis, sachez que vous pouvez compter sur une équipe municipale pleinement mobilisée dans cette dernière année pleine de mandat pour que notre ville évolue dans la bonne direction.
Chers autunoises, chers autunois, je vous renouvelle mes meilleurs vœux pour cette année 2019 à vous, à votre famille, vos proches et amis. Qu’elle soit faite de réussites personnelles, professionnelles et de satisfactions. Que cette année soit fraternelle, solidaire, civique et bienveillante. Faisons ensemble d’Autun une ville de la joie de vivre et de la convivialité au service de tous, je vous remercie.