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AUTUN : Nasira Chabert soigne les maux par les mots

09/03/2018 03:17Lu 2754 foisImprimer l’article
Depuis plusieurs années, les émissions d’hypnose font florès à la télévision. Cette hypnose spectacle, emmenée par Messmer, n’en parlez pas à Nasira Chabert. Entre l’hypnose montré dans le petit écran et l’hypnose pratiquée par l’infirmière, il y a monde d’écart.
En effet, depuis peu, Nasira Chabert, infirmière libérale depuis 11 ans après avoir exercé 11 au Centre Hospitalier d’Autun, s’est spécialisée dans l’hypnose thérapeutique erickisonnienne. « Milton Erickson est un  psychiatre américain. Il est le père de l’hypnose thérapeutique », assure la professionnelle de santé. Aussi, pendant un an, en plus de son activité d’infirmlière libérale, elle part se former à Besançon. Alors pourquoi un tel virage ?
« Au cours de mes 24 ans d’activité, je me suis rendu compte que l’on pouvait traiter les maux par des mots bien ciblés et réconforter les patients en pensée positive », explique-t-elle. Et mieux que de la pratiquer, Nasira Chabert a pu expérimenter cette hypno-thérapeutique. « La vie ne m’a épargné avec deux deuils difficiles. L’hypnothérapie m’a aidé. Je me suis dit qu’il y avait des choses à faire », indique-t-elle.

« Tout se fait par la parole »


L’objectif de l’hypnose est de provoquer un lâcher prise sur le patient et de la placer « dans un état modifié de conscience afin de pouvoir travailler avec l’esprit d’inconscient », détaille l’hypnothérapeute. Et de reprendre : « L’inconscient représente 80% de mental ».
Une fois, cette état d’inconscience atteint, on apporte des suggestions ciblées liées aux symptômes du patient. « Il s’agit d’une rencontre avec son état intérieur. Tout se fait par la parole », détaille Nasira Chabert.
Cette hypnose thérapeutique, l’infirmière l’utilise dans ses actes de soins au quotidien. « Auprès d’enfants, auprès de personnes nécessitant des soins douloureux ou des pansements complexes, auprès de patients en fin de vie… L’hypnose thérapeutique peut également être utilisée lors de deuil, pour soigner des addictions… » liste l’infirmière libérale.

Une relation de confiance


L’hypnose, il y a ceux qui y croient et ceux qui n’y croient pas. Néanmoins, selon Nasira Chabert, les gens sont de plus en plus demandeuses de cette technique. « Ca interpelle beaucoup », concède-t-elle. Et de rajouter : « Surtout chez les gens de plus de 60 ans ».
Pour autant, pas question de pratiquer l’hypnose thérapeutique s’il n’y a pas de relation de confiance entre l’infirmière et le patient. « Cette relation de confiance est primordial. Si elle n’existe pas, le patient ne va rien lâcher », indique la professionnelle.
Membre du Cercle d’Hypno-Thérapie de Bourgogne, Nasira Chabert va continuer à ses former. « C’est un apprentissage permanent, car  il y a toujours une évolution dans les pratiques », assure-t-elle.
En tout cas, l’hypnose thérapeutique prend tous les jours un pue plus de place. « C’est une technique reconnue par la médecine. Elle se pratique de plus en plus dans les centres hospitaliers. Aujourd’hui, des opérations sont faites sous hypnose », assure-t-elle.
Bastien MIGAULT