jeudi 19 octobre 2017
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AUTUN : Une borne interactive pour retrouver la bonne tombe au cimetière de la Maladiere

11/10/2017 18:53Lu 1372 foisImprimer l’article
Avec ses 5 000 sépultures, le cimetière de la Maladière est le plus gros de la cité éduenne. Et quand on ne connaît pas l’emplacement de la tombe du défunt que l’on visite, autant chercher une aiguille dans une botte de foin à moins d’avoir beaucoup de temps devant soi. Depuis une quinzaine de jours, la Ville d’Autun a mis en service une borne interactive à l’entrée du cimetière à hauteur de la maison du gardien, rue Gaston Joliet. Cette borne recense et localise les sépultures des défunts, mais également les noms des personnes dont les cendres ont été déposées dans le jardin du souvenir ou dans les colombariums. « Cette installation va faciliter l’accès aux tombes en période de Toussaint ou en dehors des horaires de présence du gardien », indique Roger Vernay, adjoint en charge de la vie du citoyen.
L’outil se veut bien évolutif car outre la localisation des sépultures, il permet également de consulter le règlement du cimetière, encore signé de la main de Didier Martinet. Bientôt, il s’enrichira d’un volet patrimonial. « Nous avons quelques personnalités enterrées ici », assure Roger Vernay. Et il est vrai qu’il existe tout un tourisme autour des cimetières. « Nous avons des touristes se balader entre les tombes », assure Cyril Pignon, le gardien de ce lieu de mémoire.
Cette borne, si elle ne sera pas mise à jour en temps réel ou quasi, le sera très régulièrement, afin de retrouver aisément l’emplacement du défunt.


La carré militaire, victime de la pyrale du buis


La Ville d’Autun compte 5 cimetières : La Maladière, autour de l’église de Saint-Pantaléon, à Fragny, à Couhard et enfin à Ménincourt. « Le cimetière de Ménincourt fonctionne très bien », assure Roger Vernay, précisant que la Ville y créé un nouveau carré. Mais pour l’instant, c’est le carré militaire, situé à la Maladière, qui nourrit la réflexion des services de la Ville. En effet au cours de l’été, les haies qui séparent les sépultures des soldats tombés lors des différents conflits ont été victimes, comme dans beaucoup d’endroits, de la pyrale du buis. « Elles ont séché à vitesse grand V », déplore le gardien du cimetière. Prochainement, les haies vont donc être arrachées et de la pelouse semée. L’idée est de faire comme le cimetière militaire. Une réalisation qui devrait se faire à court terme. Parallèlement, la Ville d’Autun poursuit la rénovation des tombes qui lui appartiennent. Récemment, c’est celle du tout premier défunt enterré à la Maladière qui a eu le droit à une petit lifting. « Nous en rénovons régulièrement », assure Roger Vernay.
Bastien MIGAULT