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CONCOURS DE BOVINS DE BOUCHERIE CHAROLAIS D’AUTUN : Une parenthèse dans le crise de l'élevage

14/03/2018 03:16Lu 3158 foisImprimer l’article
La profession d’agriculture, et, à plus forte raison celle d’éleveur, est en crise. Ce n’est un secret pour personne. « Plus les années passent, plus le désespoir s’installe chez nos éleveurs », lance Roger Brochot, Président de la Société d’Agriculture d’Autun, à l’heure des discours officiels. Et de dénoncer : « beaucoup de paperasse à gérer. Nous devons fournir un travail considérable pour des salaires de misères ». Pour le président de la Société d’Agriculture, les  bovins seront bientôt mieux considérés que les éleveurs. « Il est grand temps que les pouvoir publics prennent mieux en compte les éleveurs ».
Un discours et des mots relayés quelques instants plus tard par Luc Jeannin, remplaçant Bernard Lacour, patron de la FDESA. « Le moral est plus qu’en berne », assure le représentant syndical. Et de reprendre : «  Face à la mondialisation, nous ne demandons que de continuer à produire notre identité de territoire ». Et si Luc Jeannin assure que les éleveurs savent produire, il estime qu’ils ne savent pas  se vendre aux consommateurs et à la société. « Des consommateurs bien souvent déconnectés de la réalité à cause des médias qui ne retransmettent pas ce que l’on est », assure-t-il. Profitant de la tribune qui lui était donnée, le responsable syndical a une nouvelle dénoncé les accord avec le MERCOSUR, regrettant qu’aucun représentant de l’Etat n’ait été présent avant de saluer le partenariat entre le monde agricole et la Communauté de Communes du Grand Autunois-Morvan visant à mettre « de plus en plus de produits dans les assiettes de nos enfants et de nos anciens ».

Les anti-viande dans le viseur


Pour sa part, Frédéric Borne, représentant la Chambre d’Agriculture a tenu à dénoncer certains mouvements qui déstabilisent le monde de l’élevage. Dans son viseur, les mouvements végans et végétariens. Et Frédéric Brochot, vice-président du Département de Saône-et-Loire  de renchérir : « Ca ne me dérange pas qu’un certain nombre de personnes ne mangent pas de viande, mais qu’elles ne viennent pas embêter ceux qui travaillent ».
Malgré tous ces messages pessimismes, tous les intervenants ont tenu à saluer et à féliciter tous les éleveurs présents sur ce concours de bovins reproducteurs charolais. « Des gens qui se lèvent avec la conviction de faire un travail d’exception », assure Frédéric Borne, assurant que l’elévage français représentait le haut du panier mondial. C’est d’ailleurs cette passion qui permet d’années en années de maintenir un concours de bovins de boucherie d’Autun de très bonne qualité. Une qualité salué lors des prises de parole.
Bastien MIGAULT