jeudi 19 octobre 2017
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GRAND AUTUNOIS-MORVAN : Rémy Chantegros interpelle Marie-Claude Barnay au sujet de l’abattoir

11/10/2017 16:24Lu 1168 foisImprimer l’article
Il demande des éclaircissements sur plusieurs points.
Madame la Présidente de la CcgaM
Le Conseil du 12 Octobre mettra au vote le lancement d'un dossier important, celui de l'aménagement de l'abattoir d'Autun.
L'enjeu est grand, en terme de faisabilité puisqu'un premier dossier semble avoir été suffisamment mal étudié pour ne pas rentrer dans le budget.


L'histoire et de nombreux avis (dont celui de la Cour des Comptes) nous démontrent qu'en l'état, la viabilité économique de cet établissement est en balance.
Une mise en cause réglementaire met la pression sur cette décision.
Il faut ajouter à ce décor deux détails administratifs :
Il est surprenant que le dossier d'appel d'offres réserve l'adjudication à un Groupement d'Entreprises,
- cela restreint évidemment le nombre de réponses
- conduit à une concurrence bien affaiblie,
il ne faut donc pas s'étonner que les prévisions soient dépassées
Une facturation annuelle ne déclenche pas un enthousiasme débordant, pas plus que des clauses d'insertion étendues à tous les lots.
Le dossier communiqué aux élus comprend, en tout et pour tout, une liste de 33 lots.
C'est dans ce contexte que nous sommes réunis pour nous prononcer.
Mais comment un élu de base peut-il oser se prononcer sur un appel d'offres dont il n'a pas :
- le moindre business-plan économique
- le moindre dossier (étude de marché, cahier des charges, plan ...)
Il nous faudra donc décider sans avoir la moindre idée de la pertinence de ce projet .
Les élus de Entreprendre pour Autun sont notamment convaincus que cet abattoir doit être un abattoir école, et ils ont toujours soutenu cette idée avec vigueur pour participer aux pistes d'amélioration d'un projet global qui ne doit pas se résumer pas à une remise aux normes couplée à un agrandissement démesuré de la structure.

Notre première question est donc la suivante :
L'existence d'une école, de base ou de formation continuée, dans les métiers de l'abattage est-elle bien prise en compte ?
Mais par ailleurs tout le monde s'accorde à penser que la viabilité économique passera aussi par une recherche de partenariat à dimension régionale et même nationale, nécessitant une transformation juridique ambitieuse.
La connaissance des marchés, en amont comme en aval, doit guider ce positionnement, son existence se joue sur une carte des abattoirs français, et non pas dans une vision restreinte à un périmètre autuno-autunois.
Sans autre information sur le contexte de gouvernance de cette DSP, nous devrons nous résoudre à nous laisser emporter par une décision non travaillée sur le fond, soumis à une sorte de chantage.
Par facilité, il nous faut agrandir alors que le marché est en stagnation ...
Développer ses volumes et attendre le chaland sans rien faire, voilà une idée peu réaliste dans la vraie vie économique.
Cet agrandissement est-il tourné vers une diversification de meilleure rentabilité ?
Favorisa-t-il la vente de proximité, les circuits courts, si demandés ?

Notre seconde question est donc :
Quelle est votre vision pour améliorer la rentabilité de cet outil ?
Quel planning d'action sur le fond accompagne cet investissement à l'aveugle ?
Avez-vous engagé cette réflexion d'agrandissement du partenariat avec des privés, des opérateurs sur des marchés similaires ou parallèles ?
Qu'avaient prévu vos prédécesseurs pendant ces dernières 3 dernières années ?
Comment investir dans un contexte économique si tendu, en restant dans les mêmes conditions de gouvernance ?

Notre troisième question concerne les co-financeurs :
Tous les autres financeurs sont-ils d'accord pour dépenser de l'argent public sans aucune vision ni garantie d'accompagnement d'une nouvelle dynamique ?
Sommes-nous les derniers à prendre cette décision ?
Nous vous remercions de bien vouloir nous éclairer sur ces trois points avant de pouvoir siéger en pleine possession des éléments conduisant à une discussion et un vote de qualité.
Certains d'entre nous ne pourrons pas voter favorablement si ces réserves ne sont pas clairement levées.
Comme nous l'avons initié en Conseil Municipal d'Autun, nous vous proposons le choix d'un VOTE FAVORABLE SOUS CES RÉSERVES.
Pour cela nous vous remercions de bien vouloir noter notre demande de vote à bulletin secret.
Bien respectueusement
Rémy Chantegros