mercredi 21 février 2018
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OPINION : Rémy Rebeyrotte et la hausse de la CSG

07/02/2018 23:37Lu 1626 foisImprimer l’article
Un certain nombre de nos concitoyens s’interrogent légitimement sur la hausse de la CSG et la disparition de l’ISF, deux mesures qui figurent dans le programme présidentiel d’Emmanuel Macron et qui ont été mises en œuvre fort logiquement dans le premier Budget du quinquennat.
Il faut rappeler la logique qui a conduit le Gouvernement à proposer une hausse de la CSG : faire passer des charges portées aujourd’hui par les actifs, à travers les cotisations sociales salariales, pour financer les régimes sociaux (maladie et chômage) vers une contribution plus large reposant sur les actifs et les inactifs, la Contribution Sociale Généralisée (CSG).
C’est tout le fondement de la CSG créée par le Gouvernement Rocard au début des années 1990.
Pour la première fois, cette hausse de la CSG s’accompagne d’une baisse des cotisations sociales salariales et donc d’une hausse du salaire net des actifs, notamment des personnes au SMIC, permettant à ces dernières de bénéficier enfin et dans la durée d’une rémunération supérieure aux revenus sociaux.

Il s’agit d’encourager le travail et l’activité.  Cet effet sera particulièrement sensible à partir d’octobre prochain.
Parallèlement, la fiscalité sur le capital a été réorientée vers les entreprises au détriment du patrimoine et de la rente ; d’où la substitution de l’IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière) à l’ISF (Impôt sur la Fortune). Il me semble assez moral de soutenir le capital qui s’oriente vers l’activité et l’emploi plutôt que celui qui s’investit en épargne et en capital immobilier ou de placement.
Par ailleurs, la Taxe d’Habitation sera supprimée totalement sur trois années pour 80% des contribuables les moins aisés. Cette mesure commencera à porter ses effets en novembre.
Vous l’avez donc compris : l’ensemble de cette politique sur les revenus se mettra en place progressivement tout au long de l’année 2018. C’est en fin d’année qu’il faudra en mesurer les premiers effets et prendre des mesure d’ajustement si nécessaire, dans le Projet de Loi de Finances pour 2019.
Rémy REBEYROTTE
Député de Saône-et-Loire