dimanche 16 juin 2019
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INCENDIE DE NOTRE-DAME DE PARIS : « Des images apocalyptiques » pour Monseigneur Benoît Rivière

16/04/2019 15:36Lu 1378 foisImprimer l’article
L’Evêque d’Autun, de Chalon et Mâcon s’est dit frappé par la communion de la population autour de l’édifice ravagé.
Monseigneur Benoît Rivière, Evêque d’Autun, Chalon et Mâcon, a appris l’incendie de Notre-Dame de Paris au cours d’un dîner dans une famille de fidèles mâconnais. « Je n’y ai d’abord pas cru. On ne peut pas croire qu’à notre époque une cathédrale puisse être détruite par un incendie. Finalement, nous restons fragiles devant les ravages des flammes », constate Mgr Rivière. Et d’évoquer des images « terrifiantes, apocalyptiques ». Pour lui, l’incendie de Notre-Dame de Paris provoque une immense peine. « Notre-Dame n’est pas une église comme une autre. C’est l’âme de Paris, c’est l’âme de la France et nous sommes tous attachés à des lieux comme celui-là », insiste-il. Si la charpente composée de 1300 chênes a totalement disparu, Monseigneur Rivière se félicite que un certain nombre de choses aient pu être préservées. « Le bâtiment est intègre dans sa structure », constate l’Eveque d’Autun, Chalon et Mâcon.
Au delà des aspects matériels, Monseigneur Rivière place son discours d’un point de vue plus humain. « J’ai été impressionné sur les multiples échanges entre les personnes qui ont eu besoin de parler de cet incendie. C’est comme si la France, qui est entrain de se chercher, s’est retrouvée réunis en une nuit. On y voit l’unité d’un pays et pas seulement à travers un événement sportif », constate l’évêque, qui compare l’ambiance d’hier soir à une ambiance que l’on retrouve à Lourdes. « On avait besoin dire notre peine et besoin d’être assisté par la vierge Marie », poursuit-il.
Moins de 24 heures après le drame national, voir international que constitue cet incendie, Monseigneur Benoît Rivière s’est dit confiant sur la générosité qui va s’exprimer pour permettre la reconstruction de Notre-Dame. Et les dernières heures on déjà donné raison à l’Evêque d’Autun, Chalon et Mâcon. Ce sont en effet déjà 700 millions d’euros de dons qui ont été recueillis pour permettre à Notre-Dame de revivre même si le chantier va durer « peut-être cinq ou dix ans ».
Propos recueillis par
Bastien MIGAULT