mardi 23 janvier 2018
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VISITE MINISTERIELLE : A Bourbon-Lancy, Elisabeth Borne défend le Gaz Naturel pour Véhicule comme un moyen de la transition énergétique

12/01/2018 01:43Lu 736 foisImprimer l’article
La Ministre en charge des transports a visité l'entreprise FPT Powertrain, à la pointe dans la construction de moteur fonctionnant au GNV.

ACTUALISE
Avec ses 1300 salariés et ses locaux couvrant une superficie des 11 hectares, FPT Powertrain, situé à la sortie de Bourbon-Lancy, est le premier employeur privé de Saône-et-Loire. Depuis 1950, après avoir fabriqué le l’outillage et des machines agricoles, l’entreprise s’est spécialisée dans la confection de moteurs pour camion, bus et autres engins agricoles. Chaque année, ce ne sont pas moins de 40 000 moteurs qui sortent des ateliers du bourbonnais. Si la très grand majorité des moteurs carburent au diesel, l’entreprise est également passée maître dans la confectionné de moteur fonctionnant au Gaz Naturel Liquéfié ou au Gaz Naturel Compressé. Ce qui en fait un acteur de la filière GNV en France.
Du GNV qui constitue une carburant important dans la transition énergétique et la réduction des gazes à effet de serre, mis en cause dans le réchauffement climatique. « Un moteur au GNV, c’est 10 à 15 % d’émission de CO2 en moins, quasi aucune émission de particules fines, et 60% de rejet de Nox en moins », assure Pierre Lahutte, président d’Iveco.
Ce jeudi matin, l’usine de Bourbon-Lancy recevait la visite d’Elisabeth Borne, Ministre en charge des transports. L’occasion pour elle de constater que les équipes de FPT Powertrain avaient acquis un réel savoir dans la confection des blocs moteur d’une filière d’avenir. Car si l’entreprise bourbonnaise ne confectionne que 4000 à 5000 moteurs fonctionnant au gaz, la part pourrait grossir dans les années à venir en faveur d’une structuration plus efficace de la filière. Une filière réunit ce jour à Bourbon-Lancy et qui travaille sur le développement non pas seulement GNV mais également du bioGNV à travers les usines de méthanisation.
Actuellement, il existe 60 stations GNV en France, dont 2 en Saône-et-Loire. D’ici 2 ans, 100 nouvelles stations verront le jour avec deux projets dans le département. « Le développement du GNV doit se décliner sur le territoire », insiste la Ministre, qui a rappelé que le cap du gouvernement : « celui d’un verdissement des flottes automobiles ». Néanmoins, si ce déploiement est jugé insuffisant pour mailler le territoire. Et la Ministre d’en appeler aux collectivités territoriale.
Bastien MIGAULT


La réaction de Rémy Rebeyrotte

Elisabeth BORNE, Ministre chargée des Transports, auprès du Ministre d’Etat, Ministre de la Transition écologique et solidaire, était aujourd’hui à Bourbon-Lancy, à l’entreprise FPT-IVECO pour affirmer le soutien de l’Etat à la filière « gaz naturel pour les véhicules » (GNV) comme alternative progressive au diesel dans les transports en commun routiers et les transports de marchandises. A cette occasion, un grand nombre d’acteurs de cette filière, à la fois dynamique et innovante, étaient présents et une table-ronde a permis à la Ministre d’être à l’écoute et d’affiner le projet de développement qu’elle compte mettre en place dans les prochaines semaines en lien avec les autorités organisatrices de transports. Ce fut pour elle l’occasion de visiter FPT-IVECO, entreprise remarquable, très innovante au plan technologique mais aussi au plan social et environnemental. Cette entreprise vient d’ailleurs de rapatrier une chaîne de production de Chine vers Bourbon-Lancy et emploie désormais 1 300 salariés.
La Ministre a prolongé sa venue en réunissant les élus nationaux, régionaux et départementaux sur le dossier de la Route Centre Europe Atlantique (RCEA). Elle a rappelé qu’elle faisait de la mise à gabarit de cet axe routier une priorité nationale, que les crédits prévus jusqu’en 2019 seront au rendez-vous, qu’elle fera en sorte, en lien avec le nouveau Conseil d’Orientation des Infrastructures, que les crédits suivants soient débloqués dans la foulée et qu’il n’y ait pas d’interruption de travaux. Elle a pris acte de l’engagement au côté de l’Etat, de la Région et du Département et de l’unanimité des élus sur ce dossier. Sans s’engager sur un délai d’achèvement lié aux contraintes techniques, elle a rappelé son souci de concentrer au plan national les moyens de l’Etat sur une dizaine d’axes routiers, qui comme la RCEA ont pris beaucoup de retard et présentent une dangerosité et une accidentologie qui ne sont plus acceptables.
Rémy REBEYROTTE
Député de Saône-et-Loire