
Le 15 juillet 2026 : l’Assemblée nationale a définitivement voté la loi relative au droit
à l’aide à mourir, en France.
C’est à la tribune de l’Assemblée nationale que la députée de la Côte-d’Or Océane Godard s’est exprimée ce mercredi 15 juillet 2026, avec gravité et émotion, afin d’expliquer pourquoi une large majorité du groupe socialistes et apparentés auquel elle appartient vote en faveur de la loi relative au droit à l’aide à mourir.
Cette loi, portée par Olivier Falorni depuis 2012 débattue avec exigence et respect durant des centaines d’heures en commission, à l’Assemblée nationale et au Sénat, est arrivée au terme de ce temps démocratique.
Au cours d’un discours fort et lyrique, la députée de la Côte-d’Or a insisté sur le caractère universel de la finitude et pourtant si singulier dans la manière avec laquelle chacune et chacun la traverse.
Océane Godard a remercié celles et ceux qui se sont engagés sur ce texte depuis des années : les parlementaires, les Français lors de la convention citoyenne, les associations, les familles, les soignants, les patients d’hier partis sans avoir eu le choix, les patients d’aujourd’hui qui expriment non pas forcément leur peur de la mort mais « leur peur de mal mourir » pour reprendre les mots de Charles Biétry. Ils ont partagé ce qui confine à l’intime permettant d’avoir en France désormais une grande loi républicaine de progrès et d’humanité.
Océane Godard résume les questionnements ayant traversé les débats au sein de l’hémicycle : « Est-ce que notre vie nous appartient au point d’en choisir la mort aux conditions inscrites dans la loi ? ou considère-t-on que notre propre finitude appartient à une force extérieure qu’elle soit d’ordre religieuse, spirituelle, philosophique ou encore médicale ? Il n’y a pas de vérité absolue, et c’est bien un autre chemin que la loi balisera en créant les conditions de sa propre finitude ».
Enfin, tout comme la loi autorisant le recours à l’IVG n’a pas fait avorter systématiquement les femmes, cette loi relative à l’aide à mourir ne tuera pas ! car c’est la maladie qui tue.
Cette loi n’incitera pas à mourir. Au contraire peut-être même qu’elle participera à apaiser des malades qui savent qu’ils peuvent recourir à l’aide à mourir s’ils n’en peuvent plus, tout en protégeant les soignants qui disposeront d’une clause de conscience.
Océane Godard rappelle que cette loi républicaine est encadrée par ces cinq conditions cumulatives :
1.être majeur,
2.être de nationalité française ou résider légalement en France de manière stable,
3.souffrir d’une affection grave et incurable engageant le pronostic vital à un stade avancé ou terminal, 4.endurer des souffrances physiques ou psychologiques insupportables et réfractaires aux traitements, 5.expression du patient de sa volonté libre, éclairée d’accéder à l’aide à mourir, et confirmée dans le temps.
La Députée indique que le combat ne s’arrête pas là : il se poursuit dans l’application de cette loi, dans l’écoute des premiers retours, et dans l’accompagnement de celles et ceux qui en auront besoin.