
Tout ce qu'il faut retenir d'un mois plein de contrastes sur le plan de la météo.
Ce qu’il faut retenir :
• Mars 2026 affiche une anomalie de +0,9 °C par rapport à la normale 1991-2020.
• Les cinq derniers mois de mars ont tous été plus chauds que la normale.
• À l’échelle du mois et du pays, les précipitations affichent un déficit de 20 %.
• En moyenne sur le pays, les sols ont retrouvé des conditions
normales d’humidité, après des niveaux exceptionnellement humides
mi-février.
• L’excédent d’ensoleillement atteint, en moyenne nationale, 10 %.
Grande douceur en début de mois, retour des gelées en fin de mois
Le
début du mois de mars 2026 s’est déroulé dans une grande douceur avec
des températures printanières, en particulier sur la moitié nord. Un
bref refroidissement s’est opéré en milieu de mois. C’était la première
fois depuis mi-janvier que la France retrouvait des températures
inférieures aux valeurs de saison.
Les températures sont ensuite reparties très rapidement à la hausse avec une douceur très marquée, notamment dans le Sud-Ouest.
En
fin de mois, conséquence de l’arrivée d’une masse d’air bien plus
fraîche, les températures sont repassées sous les normales de saison.
Les gelées ont fait leur retour et ont concerné plus de la moitié du
pays.
Ces importantes fluctuations de température sont très courantes à cette période de l’année.
Mars
2026 affiche une anomalie de +0,9 °C par rapport à la normale. Les
températures maximales ont même été supérieures aux normales de plus de 2
°C sur la moitié nord du pays.
Il faut remonter à novembre 2021 pour retrouver un mois sous les normales de saison (-1,1 °C).
Beaucoup de pluie près de la Méditerranée, peu ailleurs
Après
un mois de février record en termes de pluviométrie, les conditions
anticycloniques sont revenues avec un temps plus sec sur une grande
partie du pays.
On dénombre plus d’une dizaine de jours de pluie près
de la Manche et de la frontière belge, le long des Pyrénées, sur les
Cévennes et en Corse, seulement 6 à 8 jours sur le reste du pays (soit
cinq jours de moins que la normale du Sud-Ouest au Nord-Est).
Seules
les régions méditerranéennes ont été plus arrosées qu’à l’accoutumée,
en lien avec une dégradation pluvieuse marquée en début de mois. Il y
est tombé parfois entre deux et trois fois la normale. On relève ainsi
160 mm à Montpellier (Hérault) et près de 200 mm dans les Cévennes,
l’intérieur du Var ou encore les Pyrénées-Orientales.
Le Sud-Ouest,
la Bretagne et l’Alsace affichent un déficit de plus de 50 %. Il n’est
tombé que 10 mm à Colmar (Haut-Rhin), 15 mm à Strasbourg (Bas-Rhin).
À l’échelle du mois et du pays, les précipitations affichent un déficit de 20 %.
En moyenne sur le pays, les sols ont retrouvé des conditions normales d’humidité, après des niveaux inédits mi-février.
Un faible enneigement en moyenne montagne, plus conforme à la normale ou excédentaire dans les Pyrénées et les Alpes
L’enneigement
a atteint son pic annuel sur nos massifs à la mi-février. L’atmosphère
relativement sèche a permis de limiter la fonte, malgré une grande
douceur, même en altitude.
Si l’enneigement est déficitaire sur le
Massif central, les Vosges ou encore le Jura en fin de mois, il est
conforme aux normales sur les Alpes, les Pyrénées et la Corse. À haute
altitude, il devient même excédentaire sur certains massifs de l’Isère,
de l’est des Pyrénées et de la Corse.
En fin de mois, la neige est
tombée en plaine en faible quantité sur le Nord-Est et à basse altitude
sur le Massif central, et les Alpes.
Un soleil généreux sur la moitié nord
Le
soleil a particulièrement brillé sur la moitié nord du pays, à peine
contrarié par des remontées de poussières désertiques du Sahara en début
de mois.
L’ensoleillement est largement supérieur aux normales sur
la moitié nord, l’excédent dépasse 50 % au nord de la Seine. Le soleil
n’a d’ailleurs jamais autant brillé en mars sur des villes comme Caen
(Calvados), Rouen (Seine-Maritime), La Rochelle (Charente-Maritime),
Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), Tours (Indre-et-Loire), Reims (Marne),
Auxerre (Yonne) ou encore Paris.
En revanche, sur les régions méditerranéennes, le soleil a été timide avec un déficit proche de 10 % en région PACA.
À l’échelle du pays et du mois, l’excédent d’ensoleillement atteint 10 %.
Zoom régional
Beaucoup de vent près de la Méditerranée
On dénombre entre 10 et 15 jours de vent fort près de la Méditerranée avec plusieurs épisodes forts de mistral et tramontane.
Le
15 mars, dans le sillage de la dépression Samuel, la tramontane a
soufflé très fort, on a parfois relevé plus de 120 km/h dans les
Pyrénées-Orientales.
Le 24 mars, au passage de la dépression Deborah,
le mistral a atteint 122 km/h à Marignane (Bouches-du-Rhône), 117 km/h à
Toulon (Var) et plus de 160 km/h sur les caps exposés corses.
Le 29,
nouveau coup de mistral avec plus de 110 km/h en basse vallée du Rhône :
114 km/h à Aigues-Mortes (Gard), 110 km/h à Orange (Vaucluse).
L’autan
a aussi soufflé fort dans son domaine en début et milieu de mois. On a
relevé 119 km/h à Saint-Félix-Lauragais (Haute-Garonne) le 19.
Des gelées parfois fortes en fin de mois
Alors
que les gelées avaient pratiquement disparu depuis la mi-février,
parfois même mi-janvier, elles ont fait leur retour, notamment en fin de
mois, avec des valeurs parfois basses, notamment le 27 mars :
· -5,2 °C à Charleville-Mézières (Ardennes) ;
· -5,0 °C à Nevers (Nièvre) ;
· -3,6 °C à Troyes (Aube) ;
· -3,6 °C à Nancy (Meurthe-et-Moselle).
Les
régions littorales et certaines villes du Sud-Ouest et de la vallée du
Rhône n’ont pas connu de gelées depuis la mi-janvier. C’est notamment le
cas à Toulouse (Haute-Garonne), Montauban (Tarn-et-Garonne), Agen
(Lot-et-Garonne) et Bordeaux (Gironde).
Des cumuls importants au passage d’un axe orageux sur la Côte d’Azur
Le
14 mars, un axe pluvio-orageux balaie la Côte d’Azur et donne des
cumuls de pluie remarquables pour un mois de mars. On relève en quelques
heures :
· 103 mm à Peille (Alpes-Maritimes) ;
· 80 mm à Valbonne-Sophia (Alpes-Maritimes) ;
· 77 mm à Èze (Alpes-Maritimes) ;
· ~50 mm à Nice, Cannes, Antibes et Menton (Alpes-Maritimes).



