L'association de défense de la cause animale a saisi le tribunal
administratif de Dijon pour contester des arrêtés des préfets de la
Nièvre et de la Saône-et-Loire concernant la vénerie sous terre.
Communiqué de One Voice du 29 janvier 2026 :
Ce mardi 3 février à 9h15, le tribunal administratif de Dijon se prononcera sur la légalité de trois arrêtés préfectoraux autorisant des périodes complémentaires de vénerie sous terre des blaireaux en Saône-et-Loire (2024) et dans la Nièvre (2024 et 2025). One Voice, avec l’ASPAS et AVES, a saisi la justice pour faire annuler ces arrêtés qu’elle juge illégaux et particulièrement cruels.
Des arrêtés qui exposent délibérément les blaireautins à la mort
La vénerie sous terre est une pratique de chasse consistant à traquer pendant des heures les blaireaux jusque dans leurs terriers, à l’aide de chiens, avant de les saisir ou de les tuer. Normalement limitée à la période du 15 septembre au 15 janvier, elle est ici prolongée par décision préfectorale au printemps et en été, alors même que les blaireautins sont encore dépendants de leurs parents.
Ces périodes complémentaires conduisent inévitablement à la mise à mort directe de jeunes animaux, l’orphelinage de portées entières et à la destruction durable de terriers, essentiels à l’espèce.
Pour One Voice, ces arrêtés reviennent à institutionnaliser la destruction de jeunes animaux sauvages, en totale contradiction avec les principes du droit de l’environnement.
Aucune preuve sérieuse, une pratique maintenue coûte que coûte
Les préfets invoquent régulièrement des dégâts agricoles pour justifier ces extensions de chasse. Or, dans ces dossiers, aucune donnée chiffrée sérieuse, aucune expertise indépendante, aucun suivi rigoureux des populations locales de blaireaux n’est produit.
La justice administrative l’a déjà rappelé à de multiples reprises : on ne peut pas autoriser une pratique aussi intrusive sans démontrer qu’elle ne compromet ni la conservation de l’espèce ni la protection des jeunes. Malgré cela, les mêmes arrêtés continuent d’être pris, année après année. Les blaireaux doivent être protégés dans notre pays. La nature et la biodiversité doivent enfin primer sur le loisir des chasseurs.