L’Agence régionale du numérique et de l’intelligence artificielle
s’associe à l’Agence nationale de cohésion des territoires pour offrir
une messagerie sécurisée en Bourgogne-Franche-Comté.
Communiqué de l’Agence régionale du numérique et de l’intelligence artificielle du 6 mai 2026 :
Le 27 avril 2026, l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) a lancé sa « Suite territoriale », une offre de services numériques dédiée aux collectivités de petite taille. Parmi les services proposés, la messagerie sécurisée a tout particulièrement retenu l’attention de l’ARNia.
Le constat est en effet alarmant : près de 20 000 communes françaises utilisent encore des adresses de messagerie non professionnelles (gmail, hotmail etc.), augmentant ainsi leur vulnérabilité aux cyberattaques. Elus, agents et données des administrés étant fragilisés en l’absence de messagerie l’ARNia a décidé de déployer la messagerie proposée par l’ANCT.
Dans un premier temps l’ARNia procède à la migration vers la solution « Message » des messageries qu’elle opère déjà. Dans un second temps elle propose cette solution à tous ses autres adhérents.
Patrick MOLINOZ, Président de l’ARNia, souligne que « la solution développée par l’ANCT est un premier gage de qualité et de sécurité que l’ARNia renforce en mettant en œuvre une solution souveraine d’hébergement : messagerie et données sont ainsi localisées en Bourgogne-Franche-Comté sur des équipements opérés directement par l’ARNia ».
La migration des messageries : un acte de cybersécurité indispensable
La messagerie électronique est l’une des principales portes d’entrée des cyberattaques visant les collectivités. L’usage d’adresses non professionnelles augmente les risques d’hameçonnage, d’usurpation d’identité et de compromission de données sensibles.
Dans son rapport d’activité 2025, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) indique que les ministères et les collectivités territoriales ont représenté 24 % des incidents et signalements traités, soit la deuxième cible la plus exposée après le secteur de l’éducation et de la recherche (34 %).
La solution « Message » de la Suite territoriale apporte une réponse adaptée : une messagerie professionnelle, sécurisée et authentifiée via ProConnect, garantissant l’authenticité des communications officielles des collectivités.
Pour ses adhérents l’ARNia assure un accompagnement personnalisé à chaque étape de la migration directement avec les secrétaires de mairie ou les DSI. Les données sont hébergées dans un centre données régional localisé en Côte d’Or.
Une offre de services complémentaires, hébergée et maitrisée en région
Au-delà de la messagerie, l’ARNia propose des services conçus pour permettre à ses adhérents de reprendre la maîtrise de leur environnement numérique. Les données de tous ses services sont hébergées en Bourgogne-Franche-Comté et administrées par des équipes publiques régionales.
Site internet CmonSite : solution de site web institutionnel accessible, conforme RGAA et hébergé en région, avec prise de rendez-vous en ligne et démarches citoyennes.
SécurNomad : Accès sécurisé au système d’information de la collectivité pour les agents en mobilité, via un VPN institutionnel géré par l’ARNia.
Coffre-fort numérique : Gestionnaire de mots de passe mutualisé, hébergé en Bourgogne–FrancheComté, pour sécuriser les accès sans dépendance aux solutions commerciales.
DPO mutualisé : Délégué à la protection des données partagé entre collectivités, pour assurer la conformité RGPD sans recrutement dédié.
Hébergement souverain : Infrastructure de colocation en datacenters régionaux sécurisés, garantissant la localisation des données en Bourgogne-Franche-Comté.
L’ARNia, opérateur public de proximité pour le déploiement de la Suite territoriale
En tant qu’opérateur public de services numériques (OPSN) conventionné par l’ANCT, l’ARNia déploie la Suite territoriale sur tout le territoire de Bourgogne-Franche-Comté.
La convention de partenariat national, également signée avec Mégalis (Région Bretagne), le GIP RECIA (Région Centre Val de Loire) et le GIP Maximilien (Région Ile de France), traduit la reconnaissance du modèle des OPSN comme relais indispensable entre l’État et les collectivités, en particulier celles qui ne disposent pas des moyens financiers et humains indispensables à la maitrise des enjeux numériques.