
C’est à l’occasion de la quatrième étape, le 11 mars prochain, que le peloton de Paris-Nice s’attaquera au mythique signal d’Uchon, après un sprint intermédiaire à Autun et les rampes de Montjeu

« Paris-Nice se dessine jour après jour, mais se conclut toujours au dernier moment. Il y a des bordures, des côtes, de la montagne. Tout est possible jusqu'au bout de la dernière étape » a déclaré Christian Prudhomme lors de la présentation du 84ème Paris-Nice ce mercredi 17 décembre à Versailles
La présentation officielle de Paris-Nice a confirmé ce mercredi 17 décembre une nouvelle très attendue par les amateurs de cyclisme de Bourgogne : la Course au Soleil passera par Autun, au cœur d’une étape spectaculaire promise aux baroudeurs et aux grimpeurs. Une fierté pour le territoire, saluée lors de la cérémonie par Christian Prudhomme, directeur du cyclisme chez ASO.
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C’est toujours un bonheur pour nous d’être ici dans cette édition », a-t-il déclaré en ouverture, avant de remercier l’ensemble des élus et des services de l’État mobilisés pour permettre l’organisation de l’épreuve. «
Le sport doit être mis en avant, et c’est ce que nous avons réussi à faire grâce au conseil départemental des Yvelines et à l’engagement des territoires ».
Autun au coeur d’une étape cléLe mercredi 11 mars, la quatrième étape de Paris-Nice, longue de 195 kilomètres entre Bourges et Uchon, traversera la Saône-et-Loire après avoir parcouru les routes du Cher et de la Nièvre. Après le passage de la Loire, le peloton plongera dans le Morvan, un terrain exigeant et spectaculaire… avec Autun comme point de passage emblématique.
a traversée du bassin autunois replacera la cité éduenne sous les projecteurs d’une course suivie dans le monde entier. Routes sinueuses, paysages boisés et reliefs piégeux offriront un décor idéal à la télévision, un point sur lequel Christian Prudhomme a notamment insisté.
Le Morvan, juge de paix avant l’arrivée à Uchon
Après Autun, la course s’orientera vers les hauteurs morvandelles avec la côte de la Croix des Cerisiers, le passage près du mont Beuvray, puis une finale redoutable vers Uchon, surnommée la « perle du Morvan ». L’ascension finale, depuis Étang-sur-Arroux, proposera 8 kilomètres à 4,5 %, ponctués de ruptures de rythme et surtout d’un mur final de 1 800 mètres à 11 % de moyenne.
Un terrain de jeu idéal pour les prétendants au classement général, dans ce que Christian Prudhomme aime qualifier de « mini Tour de France » : «
Paris-Nice se dessine jour après jour, mais se conclut toujours au dernier moment. Il y a des bordures, des côtes, de la montagne. Tout est possible jusqu'au bout de la dernière étape ».
Une histoire et une légende
Le Morvan et Paris-Nice, c’est aussi une histoire riche en anecdotes. La légende raconte qu’en 1966, lors d’un passage à Uchon, tous les coureurs auraient mis pied à terre… sauf Raymond Poulidor. Une référence que les organisateurs n’ont pas manqué de rappeler, preuve que ce territoire est depuis longtemps associé aux grandes pages du cyclisme.
Autun, vitrine du cyclisme moderne
En traversant Autun, Paris-Nice confirme son attachement aux territoires de caractère, capables d’offrir à la fois un
défi sportif, un patrimoine exceptionne
l et une forte mobilisation locale. «
C’est un département incroyablement varié, formidable pour la pratique du cyclisme », a conclu Christian Prudhomme, soulignant la continuité entre Paris-Nice et le Tour de France.
Le 11 mars, la Saône-et-Loire ne sera pas seulement un département traversé : elle sera un moment fort de la Course au Soleil, sous les yeux des passionnés et des millions de téléspectateurs.
bm









