
Le député RN de l'Yonne ne décolère pas contre la gauche radicale qui a
repoussé l'amendement autorisant le «contact tactique» lors d'un délit
de fuite. Selon Julien Odoul, «LFI doit rendre des comptes» alors que se
développe une «épidémie» de refus d'obtempérer.
Communiqué de Julien Odoul du 21 juillet 2027 :
Dimanche 19 juillet, à Sens, une jeune fille de 13 ans a été très grièvement blessée après qu’un conducteur, au volant d’un véhicule volé, a refusé d’obtempérer à un contrôle de police puis a percuté de plein fouet un autre véhicule en tentant d’échapper aux forces de l’ordre.
Ce drame n’est malheureusement pas isolé : dans l’Yonne seulement, on ne compte plus les épisodes de ce type ces dernières semaines avec un refus d’obtempérer à Auxerre le 1er juin dernier ayant conduit un fuyard jusqu’à Migennes pour y percuter un véhicule de gendarmerie, un autre dans la nuit du 22 au 23 mai entre Auxerre et Monéteau, ou encore la toute première destruction administrative d’un véhicule ordonnée par le préfet le 8 juillet dernier, tant la situation devenait intenable.
Ce fléau touche désormais chaque département de France, avec plus de 28 000 refus d’obtempérer recensés en 2025.
À Marseille, c’est un policier qui a bien failli y laisser la vie. Dans la nuit de lundi à mardi, un officier de la BAC Sud a été violemment percuté et projeté sur plusieurs mètres par un véhicule fuyant un simple contrôle routier. Souffrant de multiples fractures, il a dû être opéré en urgence.
Face à cette épidémie, Julien Odoul, député de l’Yonne, dénonce le discours particulièrement dangereux tenu par les élus de La France Insoumise.
Le 9 juillet dernier encore, à l’Assemblée nationale, un amendement porté par le député RN Mickaël Taverne, issu d’une proposition de loi de Julien Odoul, visant à autoriser le contact tactique pour stopper les fuyards, a été combattu avec virulence par les députés d’extrême gauche.
Le député LFI Jérôme Legavre a osé comparer cette technique à une bavure mortelle, quand Ugo Bernalicis se permettait d’interrompre les débats en ricanant. Ce n’est pas un cas isolé : en 2024 déjà, Éric Coquerel déclarait sans détour que « les policiers tuent » alors même que LFI réclamait l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire sur les « morts pour refus d’obtempérer » pour mettre en accusation les policiers et les gendarmes qui risquent leur vie chaque jour sur le terrain plutôt que de les soutenir.
Plus récemment, à l’occasion d’une manifestation du comité d’extrême-gauche « Vérité et justice pour Adama Traoré » le 4 juillet dernier, Éric Coquerel déclarait : « Dès lors que vous hésitiez ou que vous décidiez effectivement de ne pas vous arrêter, ce qui n’est pas un crime, à un contrôle policier, vous étiez menacé de mort ». Pourtant, près de deux policiers sont blessés chaque jour dans le cadre d’un refus d’obtempérer et LFI préfère encore soutenir les délinquants plutôt que les forces de l’ordre.
Cette complaisance a un nom : le laxisme. Et ce laxisme a des conséquences très concrètes. Quand LFI vote contre chaque outil permettant d’interpeller les fuyards, quand elle qualifie nos forces de l’ordre d’« État policier », quand elle relativise systématiquement la gravité des refus d’obtempérer pour ne parler que de la « violence policière », elle envoie un message clair de soutien aux délinquants qui pourrissent notre pays. Ce message, les délinquants et les racailles l’entendent. Et ce sont ensuite des enfants innocents comme cette adolescente de 13 ans à Sens qui en payent le prix.
« Pendant que LFI dépose des amendements pour protéger les fuyards, c’est une enfant de 13 ans qui est hospitalisée, et un policier qui se réveille de l’anesthésie à Marseille avec le corps brisé. Il faudra qu’un jour, LFI regarde les familles des victimes et les policiers dans les yeux et leur explique pourquoi elle a préféré défendre les délinquants plutôt que de voter les outils qui auraient pu éviter ces drames. » - Julien Odoul