
Elle a choisi d’imposer sa candidature, aux forceps, malgré sa condamnation qui lui laissait une petite porte.
Etre ou ne pas être… On a pour habitue de dire qu’en politique on n’est
jamais mort… Alors à ceux qui en doutaient, Marine Le Pen a fait la
démonstration, mardi, qu’elle n’est pas morte et elle a envoyé une
dédicace à celle et qui l’avaient enterré un peu trop vite.
Elle a du sang. Celui de son père coule dans ses veines. Et tel son père, la lionne rugit encore.
Mardi,
elle avait tout orchestré. Demandant à Jordan Bardella de ne pas
l’accompagner au tribunal. Pour qu’il ne prenne pas la lumière.
Et
c’est donc sur le plateau de TF1 qu’elle a officialisé qu’elle sera bien
candidate malgré le poids de la condamnation. Marine Le Pen a décidé de
rester dans lumière. Elle ne veut pas de la mise à l’ombre qu’on veut
lui imposer. En prenant cette décision, elle a renvoyé Jordan Bardella à
ses études. Comme d’autres cadres du parti, elle le jugeaient sans
doute encore trop tendre.
A Mâcon, avant le meeting du 1er Mai,
alors que le jeune Bardella commençait se se voir dans le costume de
candidat officiel à la Présidentielle, les journalistes avaient pu
mesurer lors de la rencontre «off» sans micro et sans caméra, que Marine
Le Pen tenait la barre et le 1er plan. Bardella avait les miettes, se
contentant de commenter les propos de la Chef. Ajouter quelques
précisions.
On ne sait pas si le 1er Mai, Marine Le Pen avait pris sa
décision. Mais elle était de toute évidence dans l’idée de ne rien
lâcher si d’aventure elle en avait la possibilité. C’est une Le Pen et
les Le Pen ne lâchent jamais rien. La prochaine vague de sondages dira
si les Françaises et les Français la comprennent. Mais la course est
encore si longue, qu’elle ne s’arrêtera pas à des sondages.
Alain BOLLERY
(Photo Alain BOLLERY)