Communiqué du MEDEF et de la FNSEA :Alors que le Parlement
examine le projet de loi d'urgence agricole, la FNSEA et le MEDEF
souhaitent rappeler ensemble les principes qui doivent guider une
politique de l'eau ambitieuse face à l'accélération du changement
climatique.
L’eau fait partie du patrimoine commun de la Nation. Elle
est indispensable à la qualité de vie et à la santé de nos concitoyens,
au développement de nos territoires, aux activités économiques et aux
écosystèmes.
Avec le changement climatique, l’eau devient une
ressource de plus en plus stratégique. L'adaptation de nos territoires
est une urgence. Nous devons renforcer leur résilience ainsi que celle
de nos activités économiques, afin simultanément de répondre aux besoins
en eau potable, de préserver les écosystèmes et de garantir notre
souveraineté alimentaire, industrielle et énergétique.
L'inaction
n'est plus une option. Cela exige donc d'accélérer sans délai le
déploiement de toutes les solutions : renforcer l'optimisation des
usages de l'eau, développer la réutilisation des eaux non
conventionnelles et le stockage de l’eau, préserver les équilibres du
grand cycle de l'eau, moderniser les infrastructures et soutenir
l'innovation.
Pour cette raison, la FNSEA et le MEDEF considèrent que
la gestion équilibrée et durable de la ressource en eau, en visant à
concilier les enjeux de préservation des milieux avec les usages
économiques et sociaux, doit rester au cœur de la politique de l’eau.
Par
ailleurs, cette politique ambitieuse doit se traduire par des documents
de planification de l’eau (SDAGE et SAGE) plus simples, plus lisibles
et appréhendables, alignés avec les normes européennes et nationales,
construits de manière concertée, tenant compte de leurs impacts
socio-économiques et incitant à une performance des usages de l’eau et
au stockage de la ressource en eau.
Dans ce contexte, une meilleure
représentation des acteurs économiques dans les instances de l’eau en
charge du grand cycle de l’eau contribuera à renforcer le dialogue et
l’écoute entre les différentes parties prenantes.
Ensemble, nous
appelons à trouver des compromis, au niveau national, comme dans les
grands bassins hydrographiques et dans les territoires, pour concilier
durablement la préservation des milieux aquatiques et les usages
socio-économiques et accélérer et sécuriser les projets d’adaptation
indispensables face au changement climatique. C'est à cette condition
que la France pourra renforcer la résilience de ses territoires et
préparer durablement son avenir.