Le ministère du Travail analyse que les dernières statistiques du
chômage correspondent à «une hausse en partie liée à la poursuite des
effets de la loi plein emploi».
Communiqué du ministère du Travail et des Solidarités du 7 août 2026 :
Le ministère du Travail et des Solidarités a pris connaissance des données publiées ce jour par l'Insee relatives au chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) et aux principaux indicateurs du marché du travail au deuxième trimestre 2026.
Le taux de chômage s'établit à 8,3 %, en hausse de 0,2 point sur le trimestre et en hausse de 0,98 point depuis la mise en œuvre de la loi plein emploi il y a 18 mois. La remontée du taux de chômage depuis 18 mois reflète en effet pour moitié environ les effets de la mise en œuvre de la loi pour le plein emploi (+0,44 point), qui a renforcé l’accompagnement vers l’emploi de publics jusqu’alors souvent considérés comme inactifs, notamment les bénéficiaires du RSA et les jeunes suivis par les missions locales.
Dès lors que cet accompagnement les conduit à rechercher activement un emploi et qu’elles sont disponibles pour travailler, ces personnes sont comptabilisées comme chômeuses au sens du BIT, jusqu’à leur reprise d’activité. La réforme accroît temporairement le taux de chômage tout en rapprochant de l’emploi des personnes qui en étaient jusqu’alors éloignées. Sans cet effet, le taux de chômage serait inférieur à 8 %.
Cette évolution intervient également dans un contexte économique marqué par une croissance limitée, sous l'effet des incertitudes internationales qui pèsent également sur l’emploi. Malgré cet environnement moins porteur, les fondamentaux du marché du travail demeurent solides.
Jamais autant de personnes n'ont en effet travaillé en France. Le taux d'emploi atteint 69 %, un niveau historiquement élevé, tandis que le taux d'activité s'établit à 75,4 %, également à un niveau historique. Depuis 2017, plus de deux millions d'emplois ont été créés et le chômage structurel a diminué selon la Banque de France de 1,3 point entre 2015 et 2025, résultat des réformes engagées depuis plusieurs années en faveur de l'emploi.
La réponse à ce défi repose sur trois priorités : faciliter l'insertion des jeunes, favoriser le maintien en emploi des travailleurs expérimentés et mieux adapter les compétences aux besoins des entreprises.
« Malgré un contexte économique difficile, le marché du travail français résiste. Notre responsabilité est de poursuivre cette dynamique en relevant les trois grands défis de l'emploi.
J'ai fait de la jeunesse une priorité absolue, à travers le lancement du plan Emploi futur en mai dernier , puis avec la préservation de l'apprentissage dans le cadre du budget 2027. À la rentrée, nous lancerons également le plan Seconde partie de carrière afin de favoriser le maintien en emploi des travailleurs expérimentés. Nous poursuivrons notre effort pour le développement des compétences correspondant aux besoins de notre économie, dans le nucléaire, la transition écologique ou l'industrie de défense. Notre ambition est claire : permettre à chacun d'accéder durablement à l'emploi tout en donnant à nos entreprises les compétences dont elles ont besoin pour relever les défis de demain. »
Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités.