
L’ancien Premier Ministre et Ministre des Outre-Mer et la Présidente de la Région Ile de France, ancienne Ministre, appellent à ne pas voter le chaos.
Leur parole était évidemment attendue. Invités par Jean-Michel Blanquer aux Journées d’été du Laboratoire de la République à Autun, Valérie Pécresse et Manuel Valls ont rempli la salle de l’Hexagone pour leur débat/échange sur la laïcité. A la fin de celui-ci ils ont été interrogés sur la crise.
Et Valérie Pécresse comme Manuel Valls ont été clairs dans leurs propos.
«J’appelle en responsabilité, ceux qui ne veulent pas le chaos ! Je les appelle à soutenir le gouvernement en place. Je ne suis pas fan du buduget, mais il en faut un pour la France. La raison doit l’emporter», a d’abord déclaré le Présidente de l’Ile de France.
«Je regarde le PS qui par le passé a dû faire des plans de rigueur»
Un message de toute évidence au PS qu’elle a confirmé dans son propos :«Je regarde le Parti Socialiste qui, par le passé, a dû faire des plans de rigueur. Il y a un petit chemin de négociation possible. Je le souhaite pour François Bayrou ou à celui qui suivra. Je ne suis pas une apprentie sorcière. S’il n’y a pas de budget, le Président aura les clefs. Soit une dissolution, soit une dimension. Il y a le risque d’une crise de la dette. Cela nous a fait perdre en 2012. Mais on l’a fait parce que la France était attaquée sur ses marchés.
On a tellement dit aux Français qu’on était en faillite, qu’ils n’y croient pas».
«Projetons nous en 2027»
Manuel Valls quant à lui a d’abord lancé : «Projetons nous en 2027. Qu’est-ce qui est possible ? Je ne crois pas au retour du débat classique et traditionnel. Je n’y crois pas !»
Et de poursuivre : «Il faudra penser à des coalitions sur des idées. Il faudra des équipes qui viennent d’horizons différents capables de travailler avec des idées. Sur des questions internationales, sur l’Europe, je ne veux pas de l’extrême droite, je ne veux pas qu’on dise on n’a pas essayé !»
«Comment on fait pour se retrouver avec les socialistes»
Le Ministre de l’Outre Mer est lucide : «Aujourd’hui on ne sait pas comment faire. La dissolution impose son poison.
Il faut un sursaut. Car sinon le retour aux urnes sera inévitable. Il faut le rendre impossible. Il faut un budget de compromis. La question, c’est comment on fait pour se retrouver avec les socialistes. La solutioon ne vient pas du Rassemblement National : Ils veulent précipiter la crise.
Il faut trouver des voies d’un compromis. Il ne faut pas que la crise financière devienne une crise de régime, car on serait à la merci de tous les populismes».
Et Manuel Valls de conclure en taclant : «Certains pensent plus aux municipales qu’à l’intérêt du pays. Le rôle qui est le nôtre c’est de se retrouver sur l’essentiel. Il faut le tenter». Et Valérie Pécresse d’ajouter : «Quand on n’a pas de majorité, il faut la construire».
Alain BOLLERY