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> Faits Divers > A Autun
27/03/2021 03:17
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AUTUN : Un homme de 55 ans condamné pour harcèlement de rue contre une élève de 17 ans du Lycée Militaire

«Si on ne peut plus dire ça à une petite», s’est-il défendu…
Tout avait commencé rue de l’Arquebuse. Lui a 55 ans. Elle est a 17 ans. Il pourrait être son père et même son jeune grand père et pourtant elle lui faisait envie... Alors forcément son comportement a été particulièrement nauséabond. Ce qui lui a valu de comparaitre, mercredi, devant le Tribunal de Police à Chalon sur Saône, présidé par le juge Deruelle avec le Commandant Thibaudin qui représentait le Ministère Public.
C’est la première fois que la loi Schiappa, du nom de la Ministre, visant à réprimer le harcèlement de rue, a vu une comparution pour une affaire qui s’est déroulée à Autun.

Tout a commencé rue de l’Arquebuse dans la cité éduenne. La rue qui va de la Sous-Préfecture au centre ville. Lui, 55 ans, arrive avec sa voiture. Sa fenêtre est ouverte. Il a remarqué la jeune fille qui marche dans la rue. Alors il commence par lui lancer des paroles grossières. Parce qu’elle est une jeune femme, parce qu’elle lui plait. La jeune femme qui a 17 ans, élève au Lycée Militaire, continue de marcher. Il la poursuit avec sa voiture, car de toute évidence elle ne laisse pas indifférent. Le respect il ne connaît pas. Devant le tribunal, penaud, il essaye d’expliquer que la victime n’était pas une dame, mais une demoiselle.
Quand le juge lui fait remarquer les mots nauséabonds qu’il a lancés à l’adresse de la lycéenne, le prévenu ose lâcher : «Si on ne peut plus dire ça à une petite…» Non on ne peut pas. C’est interdit. Alors il est condamné à 150 euros d’amende. Pas certain qu’il a vraiment compris la gravité de son comportement…
A.B.