Tout avait commencé à Saint-Forgeot... Ce vendredi, le prévenu a refusé d’être extrait de sa cellule pour comparaître devant
le tribunal ce vendredi 15 mai. On lui a proposé une visio, il l’a
refusée également. Il dit n’être « pas, psychologiquement, en état de
comparaître ».
Cette procédure, initiée à Autun début avril, connaît un
sort particulier.
Le 4 avril, de Saint-Forgeot (point de départ) à Autun (interpellation), un homme né en 2000 dans le Var, essaie de se soustraire au contrôle, mais les gendarmes le rattrapent. Bilan de la course, outre un refus d’obtempérer avec mise en danger de la vie d'autrui, la conduite d’un scooter soumis à permis, sans permis, en récidive, et puis usage de stupéfiants, en récidive, et puis détention d’arme de catégorie B, et puis recel puisque le scooter avait été volé.
Maître Voirin demande au tribunal que cette affaire ne soit pas jugée ici, parce qu’elle s’intègre dans un dossier « beaucoup plus gros » et qu’une information judiciaire a été ouverte à Dijon. Le prévenu y est d’ailleurs mis en examen.
Le procureur n’est pas d’accord. Il reprend la liste des préventions, dit que l’arme de poing, un 9 mm avec 4 munitions et que le scooter volé, « ont justifié une enquête de flagrance menée par les militaires de la COB d’Autun ». A Dijon le procureur a ouvert une enquête pour association de malfaiteurs, et donc le procureur de Chalon a été dessaisi, mais les faits reprochés au prévenu, datant du 4 avril, peuvent être jugés aujourd’hui, y compris en l’absence du prévenu « qui a refusé son extraction ».
Le tribunal délibère et renvoie le dossier, « pour que tout soit jugé en même temps » et parce qu’il y a « des faits complexes » : le scooter était maquillé, et l’arme de poing glissée dans la ceinture du pantalon « à portée de main ». Dijon sera saisi de tous les faits.
Le prévenu est incarcéré sous mandat de dépôt depuis le 6 avril dernier.
FSA