Communiqué :Dermatose nodulaire contagieuse : Aurélien Dutremble dénonce l’abattage total
Alors
que les agriculteurs se sont mobilisés le 13 janvier à Paris, devant
l’Assemblée Nationale, pour exprimer une colère profonde face aux
difficultés qui frappent le monde agricole, la gestion de la dermatose
nodulaire contagieuse (DNC) bovine est venue cristalliser davantage des
tensions déjà très fortes.
Présent sur place, Aurélien Dutremble est
allé à la rencontre des agriculteurs mobilisés, aux côtés de ses
collègues parlementaires du groupe Rassemblement National. Le député de
l’Autunois-Morvan a pu une fois encore mesurer l’ampleur d’un malaise
agricole nourri par l’enchaînement de crises sanitaires, économiques et
réglementaires.
Au-delà de la DNC, les agriculteurs ont continué de
dénoncer une complexité administrative excessive et la perspective de
l’accord MERCOSUR, perçu comme une menace directe pour l’élevage
français, soumis à des normes bien plus strictes que celles imposées aux
produits importés.
La Saône-et-Loire, département d’élevage par
excellence avec plus de 600 000 têtes de bétail bovin, apparaît
particulièrement exposée. Sur le terrain, des cheptels entiers
pourraient être abattus, parfois dans des exploitations récemment
vaccinées, suscitant incompréhension et colère.
La gestion de la DNC
ne peut donc se limiter à des critères sanitaires théoriques, sans
prendre en compte ses conséquences humaines, économiques et
psychologiques.
« L’abattage total ne peut pas être la seule réponse à
une crise sanitaire. Quand on détruit un troupeau entier, on met en
péril une exploitation et parfois plusieurs générations de travail »,
insiste le député.
Le député rappelle que d’autres pays européens,
comme l’Italie, privilégient des stratégies fondées sur la vaccination
renforcée, le ciblage sanitaire et l’adaptation locale des mesures,
permettant de limiter le recours à l’abattage total.
Aurélien
Dutremble a interpellé dans une question écrite, le Gouvernement afin de
demander une évolution de la doctrine sanitaire, plus proportionnée et
concertée, rappelant que l’immunité vaccinale n’est pleinement acquise
qu’après 10 à 21 jours.
Enfin, le député de Saône-et-Loire défend une
agriculture protégée et souveraine, s’oppose au MERCOSUR et dénonce
l’inflation normative. Très impliqué dans les dossiers agricoles, il
estime que les crises sanitaires doivent être gérées avec discernement,
sur la base de la science et en concertation avec les agriculteurs, afin
de préserver durablement l’élevage français.
