

Communiqué :
Projet de
loi de finances 2026 : Aurélien Dutremble veut mettre fin à la
rétroactivité des prestations familiales pour les réfugiés — une
question de justice et d’équité
À l’occasion de l’examen de
la seconde partie du projet de loi de finances, le député Aurélien
Dutremble, élu de l’Autunois-Morvan, a déposé un amendement visant à
mettre fin à la rétroactivité des prestations familiales versées aux
demandeurs d’asile après l’obtention du statut de réfugié.
Cet
amendement est soutenu par plus de quarante députés du Rassemblement
National, ainsi que l’Union des droites pour la République d’Éric
Ciotti.
Depuis un arrêt de la Cour de cassation du 13 janvier 2011,
les personnes reconnues réfugiées peuvent percevoir rétroactivement
l’ensemble des prestations familiales et sociales à compter de leur
entrée sur le territoire français, y compris pour une période où leur
séjour n’était pas encore régulier. Avant cette décision, ces
prestations étaient versées à partir du mois suivant la délivrance du
récépissé de demande de titre de séjour, une fois la régularisation
effective.
« Cette jurisprudence de 2011 a créé une anomalie
profonde, un scandale : elle fait peser sur les finances publiques des
dépenses rétroactives pour des personnes dont le droit au séjour n’était
pas encore reconnu. Dans un contexte où chaque euro public doit être
utilement dépensé, il faut s’interroger sur ce dispositif, qui
représente une véritable gifle pour nos compatriotes les plus précaires.
Beaucoup d’entre eux me le disent : ils peinent à vivre dignement,
pendant que certains bénéficient, une fois régularisés, d’un pactole
équivalant à plusieurs dizaines de milliers d’euros, une véritable prime
à ne pas respecter la loi », déclare Aurélien Dutremble.
Le député poursuit :
«
Près d’un quart des Français déclarent avoir du mal à se nourrir
correctement et dix millions vivent sous le seuil de pauvreté. Il
apparaît légitime de réserver les aides sociales aux situations
régulières, conformément aux principes fondamentaux de la solidarité
nationale. »
Et de conclure :
« Mon amendement réaffirme une règle simple : les droits sociaux doivent être liés à la régularité du séjour.
C’est une question de justice et de responsabilité.
Notre
devoir est d’assurer un usage rigoureux et équitable des deniers
publics, en réservant les prestations de solidarité nationale à ceux qui
contribuent effectivement au système et en mettant fin aux effets
d’aubaine et aux dérives du droit d’asile. »