Communiqué :Rejet du texte Omnibus I : la CPME dénonce un coup d’arrêt à la simplification européenne
Accord commercial US-Europe : une fausse bonne nouvelle !
La
CPME tire la sonnette d’alarme après le rejet du texte Omnibus I par le
Parlement européen, le 22 octobre. Ce vote, loin d’être anodin, envoie
un signal alarmant aux petites et moyennes entreprises, déjà étouffées
par l’instabilité politique et submergées par une inflation normative
sans précédent.
« La simplification n’est pas un luxe, c’est une
nécessité vitale pour la compétitivité de nos entreprises », rappelle
Clarisse MAILLET, représentante des TPE/PME du département. « Chaque
retard législatif se traduit par plus d’incertitude, plus de coûts, et
moins de croissance. Et les promesses faites par les institutions
européennes en la matière tardent à se concrétiser ».
Un revers pour la simplification et la compétitivité
Le
texte Omnibus I portait une ambition simple : rendre l’environnement
réglementaire européen lié au reporting plus lisible et plus accessible,
avec des solutions protectrices pour les PME, loin des dispositifs
pensés pour les seuls grands groupes. S’il ne répondait pas à toutes les
attentes, il constituait une avancée concrète vers plus de clarté et de
sécurité juridique pour les PME.
« Son rejet ouvre la voie à un
texte qui, par le jeu des amendements, explique la Présidente, risque de
devenir incohérent, inapplicable et inadapté aux réalités des petites
et moyennes entreprises. »
Les PME, premières victimes de la cacophonie européenne
«
Les grands groupes peuvent absorber la complexité ; nos PME, elles, la
subissent. Chaque nouveau report, chaque amendement contradictoire,
chaque compromis politique mal ficelé alourdit les charges, freine
l’investissement et décourage l’emploi. Nos entreprises n’ont plus les
moyens de s’adapter en permanence à des règles mouvantes qui ignorent
leurs réalités de terrain. »
La CPME appelle à un sursaut de responsabilité
«
La CPME appelle solennellement les députés européens à faire preuve de
responsabilité et à trouver rapidement une voie de compromis pour
permettre l’ouverture des négociations avec le Conseil de l’UE et
adopter rapidement Omnibus I, réclame-t-elle.
L’Europe doit cesser
d’être le continent de la complexité et du renoncement. La
simplification doit redevenir un instrument de souveraineté économique,
au service de la compétitivité de nos entreprises, et non un slogan sans
lendemain. »