Communiqué du MEDEF 71 :Alors que la Cour des comptes
critique le Pacte Dutreil, le MEDEF rappelle qu’affaiblir ce dispositif
serait une grave erreur économique et stratégique.
Mis en place en
2003 pour répondre à une fiscalité de transmission confiscatoire, le
Pacte Dutreil n’est pas une niche fiscale, mais un levier vital de
continuité économique et d’ancrage capitalistique français.
Il permet
à des milliers de PME et d’ETI de se transmettre sans passer sous
contrôle étranger, assurant la pérennité de l’emploi et du tissu
productif dans les territoires.
Les analyses de la Cour des comptes
reposent sur une lecture qui mériterait d’être complétée. Elles avancent
une « perte de recettes » de 5,5 milliards d’euros en 2024. Or ce
chiffre ignore les recettes induites : impôts sur les sociétés,
cotisations sociales et TVA générés par les entreprises transmises et
maintenues en France.
Supprimer ou restreindre le Pacte Dutreil,
c’est retarder ou empêcher des transmissions, et donc affaiblir la base
fiscale future.
La Cour affirme ne pas constater d’effet significatif
sur l’emploi ou l’investissement. Mais ces effets sont indirects et
structurels, et extrêmement difficiles à mesurer avec aussi peu de recul
et des données parcellaires.
Les propositions de plafonnement ou
d’exclusion des actifs non directement opérationnels plongeraient les
entreprises dans l’insécurité juridique et multiplieraient par deux ou
trois le coût fiscal de la transmission.
Elles reviendraient à
affaiblir le contrôle français sur des milliers d’entreprises, dans un
contexte où la souveraineté économique devrait au contraire être
renforcée.
Le Pacte Dutreil n’est pas un privilège, c’est un outil de
souveraineté comme il en existe dans quasiment tous les pays européens.
En contester l’utilité, c’est méconnaître la réalité économique.