
Communiqué :Déclaration de politique générale et présentation du budget : la France ne se redressera pas en augmentant les impôts
La
CPME prend acte de la déclaration de politique générale du Premier
ministre et de la présentation du projet de budget pour 2026.
Si
certaines orientations vont dans le bon sens - notamment la reprise de
la baisse de la CVAE, réclamée de longue date par la CPME - le cadre
global du budget inquiète profondément les chefs d’entreprise.
« Plus
de 10 milliards d’euros de nouveaux impôts et taxes frapperont les
entreprises et les entrepreneurs. Ce choix est incompréhensible dans un
contexte où les défaillances d’entreprises ont atteint en septembre leur
plus haut niveau depuis 2009, alerte la présidente Clarisse MAILLET.
Au
lieu de relancer la production et la compétitivité, ce budget accroît
le coût du travail, fragilisant à la fois les entreprises et le pouvoir
d’achat des salariés.
Certaines mesures concernant l’Outre-mer
viennent encore fragiliser des territoires déjà durement touchés sur le
plan économique et social.
Surtout, rappelle-t-elle, la France ne
résoudra pas ses déséquilibres structurels sans réduire le train de vie
de l’État. Chercher à augmenter les recettes tout en refusant de baisser
les dépenses est contre-productif : cela altère la croissance et
affaiblit la compétitivité de notre économie. »
« Concernant la
suspension de la réforme des retraites, nous comprenons la nécessité de
trouver un compromis pour assurer la stabilité politique. Mais ce signal
est dangereux : laisser croire qu’on peut travailler moins et sauver
notre système de retraites, c’est mentir aux Français. Le problème du
financement demeure entier : reporter les décisions, c’est reporter la
facture sur les générations futures. »
« Nous appellons le gouvernement et les parlementaires à faire des choix de responsabilité :
- Améliorer l’efficience de la dépense publique,
- Alléger le poids des charges sur les entreprises et les actifs,
- Favoriser la production et l’investissement en France,
- Et simplifier la vie des entreprises, au lieu de la complexifier et de l’alourdir.
La
France doit retrouver un cap de croissance : c’est la seule voie pour
relever les défis du pays, restaurer la confiance et redonner de la
fierté à ceux qui entreprennent, produisent et travaillent. »