Communiqué :Travail social et AESH : deux choix politiques, deux visions de la République
La
niche parlementaire du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain au
Sénat a permis de poser un débat de fond sur l’avenir de notre modèle
social. Avec mes collègues, j’ai porté des propositions concrètes pour
revaloriser les métiers du travail social, reconnaître le travail humain
et renforcer un service public de proximité indispensable à la cohésion
de nos territoires. Une avancée a été obtenue avec l’adoption partielle
du texte, mais la majorité sénatoriale de droite a refusé d’aller au
bout en rejetant la revalorisation salariale, au nom d’une vision
budgétaire étroite et déconnectée des réalités de terrain.
Ancienne
assistante sociale, je sais combien ces métiers sont aujourd’hui en
crise. Salaires bloqués depuis des années, conditions de travail
dégradées, perte de sens et pénurie de professionnels fragilisent
directement l’accompagnement des personnes âgées, des personnes en
situation de handicap, des enfants et des familles en difficulté, y
compris en Saône-et-Loire. Revaloriser ces métiers n’est pas une
dépense, c’est un investissement social indispensable.
Dans le même
temps, je regrette profondément le rejet de la proposition de loi sur
les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), à laquelle
j’ai personnellement contribué. Ce refus maintient ces personnels
essentiels dans la précarité et affaiblit l’école inclusive. Derrière ce
vote, ce sont des milliers d’enfants et de familles qui restent sans
solutions stables et durables.
Je l’assume pleinement : je fais le
choix de la solidarité, de la reconnaissance du travail humain et d’une
République sociale qui protège réellement les plus fragiles. Face aux
renoncements de la droite sénatoriale, je continuerai à porter ce combat
au Sénat et sur le terrain, aux côtés des professionnels et des
familles.
Paulette Matray
Sénatrice de Saône-et-Loire