
Au-delà du 25 novembre, la mobilisation se poursuit toute l’année pour
prévenir les violences, soutenir les victimes et favoriser un
environnement où chaque femme peut être en sécurité.

À l’occasion du 25 novembre, journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, l’ensemble des acteurs mobilisés en Saône-et-Loire s’est réuni ce mardi à Autun dans la grande salle de l'Hexagone devant un public de plus de 200 personnes (gendarmes, policiers, travailleurs sociaux et médecins) pour rappeler une priorité : protéger, accompagner et ne rien laisser passer. Aux côtés des équipes professionnelles, des associations, des collectivités et des intervenants de terrain, Dominique Dufour, préfet de Saône-et-Loire, et Jean-Baptiste Constant, sous-préfet d’Autun, ont salué l’engagement quotidien de celles et ceux qui œuvrent pour la sécurité des femmes victimes de violences. Cette journée a donné lieu à des échanges forts autour du psychotraumatisme, de ses mécanismes et des conséquences durables qu’il provoque.
Marie-Aude Vangi et Pauline Boinet, psychologues au centre régional de psychotraumatologie du CHU de Dijon, Claire Favre, docteure en psychologie, et Farid Dafri, psychologue au Centre de prise en charge des auteurs de violences, ont rappelé l’importance du repérage, de l’écoute et d’un accompagnement adapté pour permettre aux victimes de se reconstruire.
Tout au long de cette après-midi du 25 novembre, les témoignages se sont enchaîné et ont ponctué les différentes prises de parole, comme celle du procureur de la République, Patrice Guigon, ou encore du préfet de Saône-et-Loire, Dominique Dufour. Tous les récits de violence qui ont été lus sont tirés de l’exposition Blessures de femmes, de l’association Libre Vue. Les prises de parole du procureur de Chalon-sur-Saône ou du préfet du département ont mis en avant l’ampleur de ces violences localement mais aussi à l’échelle nationale. « En Saône-et-Loire, c'est deux féminicides qui ont eu lieu en 2024, et c'est 1 806 victimes de violences intrafamiliales (VIF) qui ont été entendues. Un chiffre qui est en légère baisse, précise le préfet, Dominique Dufour.
En Saône-et-Loire, la lutte contre les violences intrafamiliales s’appuie sur un réseau solide :
- 9 intervenants sociaux en commissariat et gendarmerie
- 12 réseaux VIF dans le département les 84 places d’hébergement disponibles.
- Des logements d’urgence mobilisables (84 places d’hébergement disponibles pour le département)
- Des formations régulières pour les professionnels (gendarmes et policiers sont formés à l’accueil des victimes, qui est primordial).
Au-delà du 25 novembre, la mobilisation se poursuit toute l’année pour prévenir les violences, soutenir les victimes et favoriser un environnement où chaque femme peut être en sécurité.
L’exposition témoignage « Blessures de femmes » est venue illustrer la réalité de ces violences et l’urgence d’agir.
Patrick VIEILLARD


















