
C’est en compagnie de Frédéric Brochot, son premier supporter, mais aussi de Carine Beaufils, que cette chef d’entreprise a officialisé sa candidature à deux mois du 1er tour, à la tête de la liste «Autun au coeur»

Elle n’est la première, mais ne sera pas la dernière à se déclarer, puisque Véronique Pacaut, dont la candidature ne fait pas de doutes, ne l’a pas encore fait. Mais le paysage commence à s’éclaircir ou à s’assombrir, sur Autun… Ce qui est laissé à l’appréciation de certains.
On savait que Frédéric Brochot, qui avait tiré la liste de la droite en 2020, ne voulait pas être absent du scrutin de 2026, sans pour autant revendiquer d’être tête de liste, car ses obligations professionnelles autant que son mandat de vice-président du conseil départemental à l’agriculture, l’occupe déjà beaucoup.
Il ne va pas être absent de l’élection, mais il ne sera pas tête de liste. Ce mercredi, en début d’après-midi, il était en effet aux côtés de Sophie Drouhin, qui sera la tête d’une liste citoyenne et de droite, ou de centre droit. C’est selon.
Née à Autun, Sophie Drouhin se lance pour la première fois dans le grand bain de la politique. Mariée avec des enfants, cette chef d’entreprise qui dirige Support+ RH, comme ressources humaines, conseille les entreprise depuis Autun où se trouve le siège de sa société. Engagée au Lions Club, elle a aussi été la présidente de l’association des entrepreneurs de l’Autunois.
«Autun a perdu 30% de sa population en 30 ans»
A la de la liste «Autun au coeur», Sophie Drouhin, qui aura Frédéric Brochot comme numéro deux et Carine Beaufils, comme numéro trois, place sa candidature sous le signe de «l’honnêteté», dit-elle avec conviction. «Mais je suis surtout à la tête d’une liste citoyenne», ajoute-t-elle en parlant aussi de «convictions».
La candidate constate amèrement qu’«Autun a perdu 30% de sa population en 30 ans». Et de tacler : «Autun est passé à côté de belles entreprises qui ne sont pas venues, comme Hermes ou Michelin». Elle poursuit «notre gare SNCF ne sera plus jamais une vraie gare».
Des détonations à la Croix Verte…
Sur le plan de la sécurité son constat est sévère : «Ce qui s’est passé à Saint-Pantalon est une grosse source d’inquiétudes. Mais il y a aussi ce qui se passe dans les autres quartiers, comme les détonations trop souvent entendues à la Croix Verte. Il va falloir faire plus et mieux en matière de sécurité».
Sophie Drouhin considère aussi qu’avec la fermeture de la maternité, «les femmes ne se sentent plus assez en sécurité. Cela en sachant que les femmes ont de plus en plus de problème de santé. Et puis l’absence de maternité n’encourage pas des couples à venir s’installer chez nous».
Constatant que l’INSEE note une stagnation de la population, elle demande : «Il faut voir quelle population. Et puis, avec les études, il y a de jeunes autunois qui partent et ne reviennent pas».
La tête de liste s’inquiète encore du «contexte économique», en lançant : «On a chefs d’entreprise qui veulent des terrains pour créer ou s’implanter et à qui on ne propose rien. Le territoire est en panne».
Panoptique : «A l’arrivée ce sont les Autunois qui vont payer»
Interrogée sur le projet du panoptique, Sophie Drouhin souligne «l’explosion des coûts» et avertit : «A l’arrivée, ce sont les contribuables qui vont payer, car le coût de fonctionnement sera énorme. Peut-être pas la première année d’ouverture ou la seconde, mais ensuite…»
Inquiète de l’endettement du Grand Autunois Morvan, la candidate estime qu’il faut rationaliser au maximum pour diminuer les coûts.
Dans les semaines à venir elle veut co-construire son programme, avec les Autunois, notamment sur les sujets de l’environnement, des mobilités douces, des déplacements, mais aussi de la prise en charge de la vieillesse, avec une obligation : «Adapter l’habitat et les logements, pour favoriser le maintien à domicile». Avec un dernier sujet : La jeunesse… «Il faut réfléchir et agir pour que nos jeunes, une fois diplômés, reviennent à Autun. Pour qu’Autun soit encore plus au coeur des préoccupations de chacune et de chacun».
Alain BOLLERY

