
Membre de l’exécutif, jusqu’à ce le Maire lui enlève ses délégations d’adjointe pour des divergences, elle a officialisé qu’elle mènera bien une liste le 15 mars.
Une conférence de presse pour confirmer de la distribution d’une information par la Poste, aux Autunois inscrits sur les listes électorales… C’est donc ainsi que Véronique Pacaut a annoncé sa candidature aux Municipales et ce qu’elle a donc confirmé, ce mardi matin, lors d’une conférence de presse.
Depuis qu’elle avait fait part de ses divergences, ce qui lui avait valu d’être larguée de l’exécutif par Vincent Chauvet, il ne faisait guère de doutes que Véronique Pacaut partirait seule au combat. Ou plutôt, vous l’aurez compris, à la tête d’une liste. «J’avais des désaccords avec le Maire. J’ai considéré que les orientations étaient contraires à l’intérêt des Autunois», ne manque-t-elle pas de préciser, martelant sa ligne : «Cohérence plutôt que complaisance !»
«Je suis de sensibilité de droite, j’ai des valeurs de droite, mais je ne suis pas encartée et j’ai rassemblé autour de moi des personnes qui, comme moi, veulent travailler à l’avenir d’Autun», dit-elle. Et d’enchainer : «J’ai voulu entendre et associer l’ensemble de celles et ceux qui font vivre Autun. C’est d’ailleurs parce que j’ai été sollicitée que j’ai décidé de me présenter».
Elle avance son bilan quand elle était adjointe aux finannces : «Oui j’ai convaincu de maîtriser les dépenses de fonctionnement. En demandant à modifier les habitudes, en luttant contre le gaspillage. Et cela en impliquant tous les agents. Cela a été très important quand il y a eu la crise avec l’explosion des prix pour les flux énergétiques, car beaucoup de communes, on a des bâtiments mal isolés et donc énergivores». Elle avance la baisse de l’endettement de 5 poinnts. «Aujourd’hui on est à près de 280 euros de dette par habitant. J’ai eu des résultats concrets».
Elle évoque aussi son travail au niveau des ressources humaines, «avec un dialogue social constructif. J’ai souhaité être toujours à l’écoute et dans le dialogue. Dans le respect et dans la confiance, car notre objectif commun était le service public !»
Sa liste elle la présentera plus tard. Son programme ? «J’ai entendu beaucoup de propositions, en allant sur le terrain. C’est à partir des propositions que j’ai construit le programme».
Elle ne manque pas de le souligner, comme dans un inventaire à la Prévert (lire ci-dessous). Si elle est élue Maire, elle parle d’une «exigence de transparence. Car c’est une grande demande. Il y a un refus du gaspillage. C’est pour cela que je veux faire participer les citoyens aux décisions en informant les habitants».
Véronique Pacaut met ainsi en-avant le principe d’un référendum sur de grandes décisions. L’une d’elle pourrait concerner le panoptique avec cette appréciation : «C’est un très beau projet, mais il faut voir ce que sera vraiment, à l’arrivée, la facture pour le contribuable. On passe d’un musée à un autre musée. Je pense que cela n’a pas été suffisamment expliqué. Si je suis élue Maire, on fera un point et s’il faut interroger les Autunois, on le fera avec un référendum. Car il s’agit d’argent public. C’est pour cela que que je veut mettre le Cap sur Autun, avec une vision de la ville, et une gestion fiable et responsable».
Et d’insister, «oui il faut de la transparence et de la vérité sur l’utilisation de l’argent public. En ce sens, je ferai signer une charte d’honorabilité et qu’un budget en version simplifié pourra être consulté par les Autunois. Avec une plateforme pour expliquer où va l’impôt. Tout projet doit être raisonnable et supportable. Car je l’affirme : Un Maire qui endette par vanité eest un maire qui hypothèque l’avenir !»
Alain BOLLERY
