Communiqué :En pleine préparation de la carte scolaire pour la rentrée 2026, la Saône-et-Loire est une nouvelle fois frappée par des suppressions de postes dans le premier degré. M. Aurélien Dutremble dénonce un choix politique assumé.
« Ce que prépare le Gouvernement, c’est un nouveau recul du service public d’éducation dans nos territoires ruraux », alerte-t-il.
Près de 22 postes pourraient être supprimés, au motif d’une baisse des effectifs de 478 élèves (soit -1,3 %).
« Cet argument purement comptable est inacceptable. On ne gère pas l’école de la République comme une ligne budgétaire. »
Depuis 2016, plus de 267 classes ont déjà été fermées.
« Année après année, c’est le maillage scolaire qui recule. C’est l’abandon progressif de nos territoires ruraux. »
Les conséquences sont immédiates : classes surchargées, accompagnement individualisé sacrifié.
« L’inclusion scolaire ne peut pas être un slogan. Sans moyens, elle est vouée à l’échec. Alourdir les classes, c’est fragiliser les élèves et mettre les équipes sous pression. »
« Les 17 pôles d’appui ne suffiront pas. Supprimer des postes tout en inventant de nouveaux dispositifs, c’est un pansement sur une jambe de bois. »
Dans un contexte de baisse démographique, ces choix sont incohérents.
« Moins d’élèves devrait permettre de mieux accompagner chacun. Le Gouvernement fait l’inverse. »
« Je veux apporter mon soutien plein et entier aux enseignants, aux parents d’élèves et à toute la communauté éducative, qui subissent ces décisions et se mobilisent pour défendre l’école. »
Le député dénonce une méthode « inacceptable ».
« J’ai alerté le ministre dès le 25 février, puis par une question écrite. Pourtant, aucune transparence : pas de chiffres précis, pas de priorités, aucune hypothèse d’ouverture ou de fermeture. »
La contestation s’étend désormais aux instances officielles.
« Le boycott du dernier comité social d’administration départemental montre une réalité : aucune transparence, aucune concertation. Sans attendre la visioconférence du 31 mars, tout semble déjà décidé. Les parlementaires ne sont pas là pour faire de la figuration. »
« L’accès à l’éducation et l’égalité des chances sont au cœur de notre pacte républicain. Les affaiblir, c’est accepter une école à plusieurs vitesses. »
« En abimant l’école de proximité, on affaiblit la République. »