
«Après avoir frappé de plein fouet les
activités les plus dépendantes des carburants et des déplacements comme
le transport, l’agriculture ou les services à la personne, les
conséquences de la crise au Proche-Orient gagnent désormais l’ensemble
de l’économie française», souligne la Présidente de la CPME en Saône-et-Loire.
Communiqué :«Selon l’Insee, le taux de chômage au sens du BIT
atteint désormais 8,1 % au premier trimestre 2026, en hausse de 0,2
point sur le trimestre et de 0,7 point sur un an. Ce passage au-dessus
de la barre des 8 % confirme une réalité que les chefs d’entreprise
constatent sur le terrain : les signaux faibles se transforment en
inquiétude majeure et pourraient se transformer demain en crise
économique et sociale.
« Dans ce contexte, alerte la présidente
Clarisse MAILLET, nous appelons le gouvernement à ne prendre aucune
mesure susceptible de renchérir le coût du travail. À quelques semaines
d’une revalorisation automatique du SMIC de 2,4 % au 1er juin,
explique-t-elle, toute modification des règles qui conditionnent le coût
du travail ferait peser une charge supplémentaire sur nombre
d’entreprises fragilisées. Après avoir frappé de plein fouet les
activités les plus dépendantes des carburants et des déplacements comme
le transport, l’agriculture ou les services à la personne, les
conséquences de la crise au Proche-Orient gagnent désormais l’ensemble
de l’économie française. »
Les premières remontées de l’enquête de
conjoncture menée par la CPME du 28 avril au 12 mai 2026 auprès de plus
de 2 300 dirigeants de TPE-PME confirment cette tension : près d’un
entrepreneur sur deux fait état d’une dégradation de sa situation et
plus d’un tiers juge sa trésorerie tendue ou critique. Ces résultats
décrivent un tissu entrepreneurial sous pression, avec des marges de
manœuvre de plus en plus réduites.
« Quand le chômage repart, la
priorité doit être de préserver l’emploi. Et pour préserver l’emploi, il
faut préserver les entreprises. Dans la période actuelle, alourdir
directement ou indirectement le coût du travail serait une erreur. Les
entrepreneurs ont besoin de visibilité, de stabilité et d’oxygène, pas
d’une contrainte supplémentaire », déclare Amir Reza-Tofighi, président
de la CPME.
« Nous appelons donc le gouvernement à entendre la voix
des entrepreneurs, insiste la représentante des TPE/PME du département :
face à la remontée du chômage, aux tensions de trésorerie et à
l’accumulation des incertitudes, la réponse ne peut pas être de
fragiliser davantage ceux qui créent et maintiennent l’emploi.»