Communiqué :À deux jours du premier tour de la législative
partielle dans la 5ᵉ circonscription de Saône et Loire, Clément Mugnier,
juriste de formation et militant socialiste, souhaite incarner ce qu’il
appelle un « député utile ». Confronté à l’évidence d’une Assemblée où
la gauche restera minoritaire, il fait du consensus non une
capitulation, mais la condition sine qua non de toute victoire concrète.
Son projet, de gauche affirmé et précis, vise à relancer les services
publics, rétablir la justice sociale et fiscale, sécuriser le droit à la
fin de vie et, plus largement, rétablir la confiance entre élus et
citoyens.
Relancer la santé en zones rurales
Dans sa
permanence chalonnaise, Clément Mugnier détaille sa stratégie pour les
hôpitaux menacés de fermeture. « La désertification médicale n’est pas
une fatalité », répète t il, plaidant pour une régulation stricte de
l’installation des praticiens : aides financières ciblées, soutien
logistique aux jeunes médecins, stages délocalisés. Il enchaîne sur la
tarification à l’activité, qu’il juge toxique : « En favorisant la
course aux actes, la T2A épuise le personnel et compromet la qualité des
soins .» Il conclut sur la nécessité de revaloriser les métiers du
soin, non seulement par un coup de pouce salarial, mais aussi par des
passerelles formelles entre hôpitaux et structures de proximité. « La
santé n’est pas une marchandise, c’est un service public », martèle t
il.
Collèges : l’urgence éducative
Non loin de là, c’est
l’éducation qui préoccupe le candidat. Il fustige les 5 millions d’euros
que le conseil départemental, en partie piloté par un autre candidat à
cette même élection, Sébastien Martin, devra retirer du budget des
collèges en 2025. « Comment justifier ces coupes quand on finance la
rénovation énergétique de résidences secondaires ? » lance t il. Pour
Clément Mugnier, l’irréductible inégalité des chances saute aux yeux :
seulement 4 % des lycéens de Saône et Loire intègrent une grande école,
contre près de 16 % en Île de France. Son remède : un plan national de
rénovation de l’école républicaine, financé par une refonte de la
fiscalité et la réorientation des dépenses non prioritaires. « Nous
sommes égaux devant l’impôt, soyons égaux devant l’accès à nos services
publics », assène t il.
Fin de vie : universel et sécurisé
Sur
le sujet hautement sensible de la fin de vie, Clément Mugnier porte une
ambition résolument humaniste. S’inspirant des lois belge et
québécoise, il souhaite permettre à toute personne, dès lors qu’elle
l’exprime librement, d’accéder à une aide active à mourir. Mais, insiste
t il, « la liberté sans garde fous devient un danger ». Double avis
médical, délai de réflexion, commission de contrôle indépendante,
reconnaissance légale des directives anticipées, accès aux soins
palliatifs partout sur le territoire… Autant de garanties qu’il juge
indispensables pour que ce droit devienne « pleinement républicain :
mêmes soins, mêmes droits, où que l’on vive ».
Transparence : l’enveloppe parlementaire revisitée
Enfin,
pour clore son propos, Clément Mugnier révèle une ambition de
démocratie locale : dès son arrivée à l’Assemblée, il reversera
1 500 euros de son indemnité à la SPA du département, avant de confier
chaque mois à un comité citoyen le choix de l’association bénéficiaire
suivante. « Je veux faire de mes concitoyens de véritables acteurs du
mandat », explique t il. Une façon, selon lui, de restaurer la confiance
dans l’engagement politique, en plaçant transparence et proximité au
cœur de l’action.
Avec ce programme taillé au cordeau,
Clément Mugnier entend prouver qu’une opposition minoritaire ne se
limite pas à la posture d’alerte : à force de négociations ciblées et
d’alliances ponctuelles, il croit pouvoir arracher des avancées
tangibles, de la ruralité médicale à l’école, de la fin de vie au lien
citoyen député. À l’heure du rendez vous des urnes, son pari est lancé :
démontrer que, même sans majorité, l’audace et la méthode peuvent faire
bouger les lignes.
Clément MUGNIER et Isabelle LOUIS
Candidats du Parti Socialiste