Communiqué de Presse Les
urnes des municipales à peine refermées le Dimanche 22 Mars…. dès le
lendemain…. une avalanche de lettres de la DASEN aux Maires élus ou
réélus pour leur annoncer une fermeture de classe !
Sitôt
le deuxième tour des élections municipales achevé, les ordinateurs de
la Direction Académique de Saône-et-Loire, ont « déversé» le Lundi des
courriels dirigés vers plusieurs Maires du Département…. pour annoncer
une cinquantaine de fermetures de classes.
Les projets de suppression
de classe affectent durement le monde rural …en totale contradiction
avec les discours gouvernementaux affichant un « soutien à la ruralité »
dans le cadre du plan « France Ruralités ».
Nous rappelons qu’aucune
fermeture de classe ne doit intervenir à la hussarde, et nous demandons
la considération des effectifs sur une période triennale.
La
ruralité n’a pas à être pénalisée pour sa densité d’habitation
moindre….laquelle est inhérente à la définition même de l’espace rural.
Nous nous opposons donc aux projets de fermeture, et demandons de prendre en compte :
o la qualité de l’enseignement et de l’environnement scolaire dans nos écoles de proximité,
o
la pertinence de maintenir une classe rurale dès qu’un effectif
minimal de 16 élèves est atteint, notamment dans les communes dites «
rural éloigné » et « zone de montagne « ( référence à l’article 15 de
la loi Montagne),
o une évaluation systématique du temps de
transport scolaire et la mesure de l’allongement des déplacements
domicile-école qui peut résulter d’une suppression de classe, données
non prises en compte aujourd’hui
o la prise en compte du nombre
d’enfants de 2 à 3 ans, niveau TPS (très petite section), dans la
comptabilisation des effectifs scolaires,
L’Ecole rurale est une
chance pour nos enfants car elle conjugue proximité et qualité de
l’enseignement, elle n’est en rien un vestige du passé, comme certains
le sous-entendent !
Dans une société en quête de repères, elle
constitue un lien vivant entre les générations. Elle incarne une
certaine idée de la République : proche, humaine, et attentive à chacun.
Nous
demandons à Madame la Directrice d’entamer un véritable dialogue avec
les élus et de revoir sa position en lien avec le Rectorat.
Par
ailleurs, nous saisissons Monsieur le Préfet, afin que soient pleinement
reconnues et respectées les spécificités de la ruralité.
J.F. FARENC, Président,
et le Bureau de l’A.M.R. 71