
La Sénatrice de Saône-et-Loire, estime qu'il est temps de «lever les obstacles qui
entravent encore cet impératif».
Communiqué :Formation des élus locaux : une exigence démocratique encore trop souvent entravée
Ce
mercredi 6 mai 2026, à l’occasion de la séance de questions d’actualité
au Gouvernement au Sénat, j’ai interpellé la Ministre compétente sur
une question essentielle au bon fonctionnement de notre démocratie
locale : la formation des élus.
Alors que près de 40 % des maires ont
récemment accédé à leurs fonctions, souvent pour la première fois, il
est impératif de leur garantir les moyens d’exercer pleinement et
efficacement leur mandat. Le droit à la formation constitue à cet égard
un pilier fondamental du statut de l’élu local. Pourtant, force est de
constater qu’il demeure aujourd’hui largement sous-utilisé.
Deux
dispositifs existent mais peinent à produire leurs effets. D’une part,
le droit à la formation financé par les collectivités reste
insuffisamment mobilisé : près de 60 % des communes ne délibèrent
toujours pas sur ce sujet, en dépit de son caractère obligatoire.
D’autre part, le droit individuel à la formation des élus (DIFE), conçu
pour offrir un accès direct et autonome à la formation, se heurte à des
obstacles techniques et administratifs persistants.
Les remontées de
terrain, notamment celles des associations départementales de maires,
sont sans appel. Les difficultés rencontrées avec la Caisse des dépôts
sont récurrentes : plateforme numérique peu ergonomique,
dysfonctionnements répétés, lourdeur des procédures, manque de
réactivité et insuffisance des moyens humains. Ces freins conduisent
trop souvent les élus à renoncer à leur droit à la formation.
Dans un
contexte où les responsabilités locales se complexifient et où les
attentes des citoyens sont toujours plus fortes, une telle situation
n’est pas acceptable.
J’ai donc demandé au Gouvernement de préciser
les mesures concrètes qu’il entend mettre en œuvre pour garantir
l’effectivité du droit à la formation dans toutes les communes,
simplifier l’accès au DIFE et renforcer les moyens, notamment humains,
alloués à la gestion de ce dispositif.
Former les élus, c’est
renforcer la qualité de l’action publique locale et, au-delà, consolider
la confiance démocratique. Il est temps de lever les obstacles qui
entravent encore cet impératif.
Paulette MATRAY
Sénatrice de Saône-et-Loire