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Ce samedi 26 juillet 2025 dans le cadre de la Biennale, à la chapelle Villa Médicis, 16 rue aux Raz à Autun, l’Académie Sainte-Cécile, sous la direction de Philippe Couvert, en 3 représentations (14 h 30, 17 h et 20 h 30), a interprété les Sonates du Rosaire de Biber qui mettent en musique la prière du Rosaire, introduite par saint Dominique au XIIIᵉ siècle. Composée de trois chapelets divisés en cinq mystères chacun, cette prière retrace les étapes déterminantes de la vie du Christ. Ainsi, les mystères joyeux évoquent l’enfance de Jésus, les mystères douloureux retracent les jours de sa Passion et les mystères glorieux célèbrent la Résurrection du Christ.
Les Sonates du rosaire « couronnées de la passacaille, sont un chef-d'œuvre de l'art du violon non seulement dans sa production mais aussi dans toute la production pour violon de son époque » et sans doute de la musique baroque dans son ensemble. C'est aujourd'hui l'œuvre la plus célèbre et la plus fascinante de son auteur, considérée comme « une œuvre exceptionnelle » et « un des monuments de la littérature violonistique de son temps ».
Heinrich Ignaz Franz Biber (Wartenberg, Bohême, 1644 – Salzbourg 1704) est un compositeur et violoniste virtuose austro-tchèque. Son œuvre musicale comporte entre autres messes, vêpres, requiems et autres pièces du répertoire sacré, ainsi que des opéras, dont un seul est conservé. Biber compose également de nombreuses œuvres pour violon qui marquent un tournant dans la technique violonistique du XVIIe siècle. Ces pièces contribuent grandement au développement virtuose de cet instrument, grâce à la succession de passages rapides, d’accords et de positions élevées. Dans les Sonates du Rosaire, Biber applique en outre le principe de la scordature : chacune des quinze Sonates du Rosaire requiert un accordage du violon différent. Ce procédé confère à l’instrument une résonnance particulière selon l’affect recherché par le compositeur pour illustrer chacun des mystères. Cette particularité explique cependant la raison pour laquelle la plupart de ces sonates ne sont que rarement jouées en concert.
- Philippe Couvert, violon baroque
- Miguel Frechina-Ten, viole de gambe & violone
- Louis Alix, clavecin
- Hélène Couvert, récitant.
Patrick VIEILLARD









