
La présentation s'est déroulée vendredi soir, en présence d'une centaine de personnes. La moyenne d'âge est de 48 ans.

Ce vendredi 20 février, à 19h30, malgré une météo peu engageante et un vendredi soir de vacances scolaires, plus d’une centaine de personnes a pris place dans la salle Colonel Levêque pour assister à la réunion publique de dévoilement de la liste « Autun au cœur », conduite par Sophie Drouhin. Beaucoup étaient venus avec la même curiosité : découvrir les 34 colistiers rassemblés autour de la candidate, et comprendre ce que cette équipe entend proposer dans une campagne où sept listes briguent les suffrages pour une ville d’environ 14 000 habitants.
« Ce n’est ni la liste de plus, ni la liste de trop »
La soirée s’est ouverte sur l’intervention de Frédéric Brochot, agriculteur, figure connue localement et candidat en 2020. Il a retracé en quelques minutes son parcours, rappelant être arrivé en tête au premier tour lors du précédent scrutin. Avant de passer le relais, il a expliqué les raisons de ce choix : la crise agricole, des mandats qu’il souhaite honorer, et surtout les échanges nourris avec Sophie Drouhin, présentée comme une évidence pour conduire l’équipe. Le ton est donné : une transmission assumée, au service d’un « renouveau sérieux ».
Sous les applaudissements, Sophie Drouhin, 50 ans, cheffe d’entreprise dans les ressources humaines, a pris la parole dans un style direct, sans effets de manche. Elle a commencé par se présenter « simplement », en ancrant son récit dans la ville : Autunoise, nom de jeune fille Gauthey, petite-fille d’une commerçante du tabac sous le passage couvert, « preuve vivante que l’ascenseur social peut encore fonctionner », a-t-elle glissé, rappelant son parcours de fille d’ouvriers devenue cheffe d’entreprise.
Puis, venant au cœur du sujet, la candidate s’est attaquée à la question qui flottait dans l’air : avec sept listes, « Qu’est-ce que ça dit d’Autun ? ». Pour elle, ce nombre traduit à la fois une envie de renouveau, une lassitude vis-à-vis des méthodes politiques, et un éclatement des équilibres issus de 2020. D’où sa conclusion : « Autun au cœur n’est ni la liste de plus, et encore moins la liste de trop. »
Quatre axes, une méthode, et des « engagements » plutôt que des promesses
Les grands chantiers ont été déroulés dans leurs grandes lignes, structurés autour d’un fil rouge : « des promesses NON, des engagements OUI ! Avec honnêteté, professionnalisme, ambition, rigueur… et avec cœur. » Quatre axes ont été mis en avant.
1) L’attractivité, présentée comme la base de tout.
Sophie Drouhin a décliné l’attractivité sous plusieurs angles : médicale, avec l’idée d’un élu référent santé et d’un numéro “SOS Santé” pour orienter les patients en difficulté ; économique, via un travail affiché avec les intercommunalités et la proposition d’une couveuse d’entreprises ; mais aussi touristique, culturelle et sportive, pour renforcer l’image d’Autun et sa capacité à « faire revenir » -médecins, entreprises, jeunes actifs, hôteliers ou porteurs de projets.
2) La sécurité et le “sentiment de sécurité”.
La candidate a insisté sur une ligne de fermeté « sans étiquette », combinant renforcement et meilleur équipement de la police municipale, mais aussi un sujet plus concret : l’entretien de la ville, présenté comme un levier immédiat contre le laisser-aller et les petites incivilités. Elle y a ajouté un volet prévention, en parlant de jeunesse : Pass’Jeune Autun (sport, culture, activités) et défis « semaine sans écran » en lien avec les enseignants.
3) Le cadre de vie et le rayonnement d’Autun.
Dans une salle réceptive aux références patrimoniales, elle a rappelé l’exception autunoise : « Augustodunum », cité d’art et d’histoire. Cela, en défendant une approche très municipale : travailler la mobilité renforcer les navettes, créer un plan piéton et relier les itinéraires cyclables. Elle a également évoqué la culture (théâtre, cinéma, vie associative), l’embellissement et la végétalisation de la ville.
4) La reprise en main financière.
Enfin, un quatrième axe a été présenté comme la condition de crédibilité : transparence, étude financière dès le début du mandat, et capacité à redimensionner des projets si nécessaire, avec une mention explicite du dossier Panoptique. Elle a défendu l’idée qu’une gestion maîtrisée est la clé d’une ambition « réalisable, stable et expliquée ».
Une campagne “made in Autun”, applaudie dans la salle
Moment notable de la soirée : la candidate a tenu à mettre en lumière les partenaires locaux qui accompagnent la campagne, demandant à la salle de les applaudir. Ont notamment été cités : Gaëlle Simon (KLS) pour l’impression, Axel Malet pour les photos, Karim Brusseleers (Studio Guerin) pour les vidéos, Valentine Tacnet pour l’identité graphique, et Symon Charton (Audiova) pour la sonorisation. Une façon d’illustrer le message martelé : être « déjà ambassadeurs des talents autunois ».
35 noms « pas juste pour remplir un formulaire, mais pour apporter des compétences », un profil « citoyen », et un âge moyen de 48 ans
Vers 20h15, place à la présentation de l’équipe, annoncée comme une liste de citoyens, non-professionnels de la politique. Autour de Sophie Drouhin, Frédéric Brochot et Carine Beaufils, on trouve ainsi des profils variés : Vanessa Allirol, directrice du CFA de Bourgogne d’Autun ; Emmanuel Eric Dubois, directeur d’un cabinet de conseil en transformation ; Roberto Russo, médecin anesthésiste ; Nasira Chabert, infirmière libérale ; Laurent Ledain, directeur de centre de formation ; ou encore Guillaume Leraut, superviseur de pôle à l’AMF (Autorité des Marchés Financiers). L’ensemble mêle actifs, retraités, indépendants, salariés, profils du soin, de la formation, du commerce, de l’artisanat ou des services.
Détail qui a retenu l’attention : la présence sur la liste d’une benjamine, Anna Hungu, 19 ans, étudiante en école d’ingénieur, et de plusieurs colistiers plus expérimentés, dont Michel Lavault, 74 ans, ancien des services techniques de la Ville. L’âge moyen de la liste s’établit à environ 48 ans (47,5 ans), avec une médiane à 50 ans, signe d’une équipe intergénérationnelle.
La réunion s’est conclue sur le verre de l’amitié. En quittant la salle, beaucoup commentaient moins les formules que la ligne d’ensemble : une candidature cherchant à se distinguer par la méthode « rigueur, sérieux, clarté » et par une promesse implicite : remettre Autun « au cœur ».




