COMMUNIQUÉ DE PRESSERetrait de la liste « Autun : nos valeurs en commun » du second tour des élections municipales.
Au soir du premier tour, les Autunoises et Autunois ont exprimé leur choix.
Nous en prenons acte avec respect, lucidité et sans amertume.
Les résultats du premier tour montrent qu'une majorité d'électeurs autunois exprime une préférence marquée pour les listes portées par M. Vincent Chauvet (MoDem – François Bayrou) et M. Aurélien Dutremble (Rassemblement National – Marine Le Pen). Nous entendons ce message. Il nous appartient d'en tirer les conséquences avec la même honnêteté qui a guidé chacun de nos pas depuis le début de cette campagne.
Nous devons cependant dire ce que ce résultat signifie clairement : un projet local, transparent, budgété et responsable — construit dans le dialogue et l’écoute des habitants, chiffré avant d'être promis, pensé pour l'Autun de demain — n'a pas trouvé le suffrage que nous espérions.
Les Autunois ont choisi, en majorité, de confier leur ville à des listes portées par des partis nationaux, dont les agendas s'inscrivent bien au-delà des frontières de notre commune. C'est leur droit souverain. Nous le respectons. Mais nous ne pouvons pas ne pas le nommer : face à un projet de proximité, c'est la politique nationale qui l'a emporté sur l'intérêt local et sur l'avenir serein de la ville.
Si les Autunoises et les Autunois n'ont pas perçu ce que signifiait le choix que nous leur proposions — une équipe sans ambition politique personnelle, sans intérêt à défendre, sans parti derrière elle — alors il nous appartient, à nous, d'en tirer la seule conclusion honnête : nous ne sommes pas là pour participer à un jeu qui nous dépasse. Je n’ai jamais joué à ce jeu. Nous n'avons jamais joué à ce jeu. Nous ne commencerons pas aujourd’hui.
Notre liste est arrivée en troisième position au soir du premier tour. Dans une logique de responsabilité élémentaire, il aurait appartenu à la liste arrivée quatrième — c'est-à-dire celle dont le score était inférieur au nôtre — de prendre l'initiative d'une démarche vers nous. Ce geste de responsabilité n'a pas eu lieu. Nous en prenons acte.
Et plutôt que d'entrer dans des tractations qui ne correspondent pas à ce que je suis, à ce que nous sommes, nous choisissons la voie la plus sage : le retrait, sans condition et sans regret.
Nous avons bâti un projet citoyen, non partisan, construit avec les habitants de toute la ville : de Saint-Pantaléon à Bellevue, du centre-ville aux Hauts Quartiers. Ce projet n'appartient pas à un appareil. Il appartient à celles et ceux qui l'ont construit avec nous. Il continuera d'exister, dans les cœurs et dans les actes, qu'un bulletin de vote le porte ou non.
Nous aurions pu négocier. Nous aurions pu troquer un strapontin contre un désistement. Nous ne le ferons pas. Ce n'est pas ce que j’ai promis aux Autunois. Ce n’est pas ce que je suis. Ce n'est pas ce que nous sommes. Notre liste reste ce qu'elle a toujours été : une équipe soudée, sans agenda de carrière, sans transaction, sans tractation de couloir.
C'est pourquoi mes colistiers et moi-même avons décidé de nous retirer du second tour des élections municipales d'Autun fixé au dimanche 22 mars 2026. Cette décision est conforme à nos valeurs et à l'engagement de responsabilité que nous avons pris devant vous dès le premier jour.
Je tiens à remercier du fond du cœur chacune et chacun des femmes et hommes qui ont composé cette liste. Ils ont donné de leur temps, de leur énergie et de leurs convictions pour qu'Autun puisse entendre une voix différente — sans rien attendre en retour. Cette générosité là est rare, et elle m'a portée tout au long de cette campagne.
À vous, qui avez voté pour nous au premier tour : merci. Merci d'avoir cru en quelque chose de rare — une équipe qui ne voulait rien pour elle-même, seulement pour sa ville. Ce geste compte, et il ne sera pas oublié.
Nous tenons cependant à dire une chose avec la même franchise qui nous a toujours animés : nous ne sommes pas propriétaires de vos voix. Elles vous appartiennent, entièrement et souverainement. Nous n'avons ni le droit ni la volonté de vous dire pour qui voter au second tour. Ce serait trahir l'esprit même de notre démarche.
Ce que nous vous demandons simplement, c'est d'aller voter. La démocratie nous a donné ce droit — un droit précieux, qui n'a de sens que lorsqu'il est exercé. Ce droit ne s'éteint pas avec le retrait d'une liste. Il ne disparaît pas parce que le projet que vous aviez choisi n'est plus en lice. Il reste entier, il reste le vôtre.
Dimanche 22 mars, exprimez-vous — en responsabilité, en conscience, en citoyens. Votre ville a besoin de votre voix, pas de votre abstention. C'est le seul conseil que nous nous permettons de vous donner.
Nous continuons de croire qu'une ville se construit dans la transparence, le dialogue et le respect de ceux qui y vivent. Ce combat-là ne s'arrête pas avec une élection.
Véronique Pacaut
Tête de liste « Autun : nos valeurs en commun »
Cap sûr Autun 2026-2032