
"Ce vendredi soir, j’ai invité nos amis bénévoles à partager une minute de silence et une minute d’applaudissement en mémoire de Josianne. Elle mérite que nous honorions son souvenir. Nos pensées se dirigent vers toute sa famille."
"C’est avec une profonde tristesse que j’apprends le décès de Josianne Perraudin, une dame qui a marqué ma vie depuis mon adolescence. Josianne n'était pas seulement une connaissance ; elle était une amie, toujours présente, prête à donner de son temps et de son cœur pour notre ville, sa paroisse, notre diocèse et Augustodunum…
La cathédrale d’Autun était sacrée pour elle, Josianne en était sans doute la plus grande protectrice. Elle aimait voir cette cathédrale s’animer avec des concerts, des spectacles, des grands événements spirituels… Elle y a rendu de grands services avec même cette volonté d’aller au delà de ses limites comme l’été dernier. La volonté de Josianne était tellement puissante que nous ne pouvions qu’admirer cette forme d’âme.
Augustodunum était pour Josianne comme un souffle d'air frais, un espace où elle se sentait bien et épanouie. J’ai toujours pu compter sur son soutien inconditionnel, sa fidélité et sa loyauté.
Après avoir été la gardienne de la grande clef de la cathédrale, je sais qu’aujourd’hui, les anges lui remettent la clef du paradis, lui offrant le repos mérité et la délivrance de toutes ses douleurs. Sa perte laissera un vide immense dans nos vies…
Ainsi beaucoup de moments précieux me manqueront comme nos bons repas entre amis au « Petit Rolin » avec une bonne crêpe et un bon verre de vin blanc … On y aura bien rit ensemble… Bref le témoignage d’une vie unique et heureuse.
Ce vendredi soir, j’ai invité nos amis bénévoles à partager une minute de silence et une minute d’applaudissement en mémoire de Josianne. Elle mérite que nous honorions son souvenir. Nos pensées se dirigent vers toute sa famille.
Alors que je m'apprête à trouver le point final à cet hommage, je ne peux m'empêcher de penser à une histoire qui évoque la force de l'amour d'une mère. C’est celle de la mère de Saint Symphorien, le saint patron d’Autun. Sur le chemin du supplice de son fils, elle s’élevait avec courage depuis les remparts de notre belle ville, lui lançant des mots d’encouragement empreints de tendresse et de foi : « Courage mon fils ! Ta vie ne te sera pas enlevée ; elle te sera échangée contre une vie meilleure ».
Dans ce moment difficile, je trouve du réconfort à l'idée que Josianne, tout comme Saint Symphorien, n'est pas vraiment partie. Elle vit au-delà de cette vie, dans une paix éternelle, tout en continuant d’inspirer ceux qui l’ont connue.
Je veux croire qu'elle nous regarde avec bienveillance, nous encourageant à rester forts, à poursuivre nos rêves et à vivre pleinement, comme elle l’a toujours fait. Que Josianne repose en paix et vive à jamais dans nos cœurs."
Michaël Guijo
