
Comme je m’y suis engagé, je travaillerai jusqu’au dernier jour les dossiers proposés au conseil municipal. Voici les principales analyses que je développerai au prochain conseil municipal d’Autun du 6 octobre 2025.
Sécurité : pour l’installation des caméras de « vidéo surveillance » afin de répondre avec souplesse à de réels besoins.
Il me paraît effectivement utile d’accroître le nombre de caméras de vidéo surveillance pour lutter notamment contre le narcotrafic qui a sans doute eu très récemment des conséquences tristes et inédites sur notre ville dans le sillage des problématiques de l’agglomération dijonnaise. La population est en attente d’être pleinement rassurée. Ces caméras sont extrêmement présentes en hypercentre ; je souhaite que nous renforcions leur présence dans l’ensemble des quartiers en partenariat avec les bailleurs sociaux, comme cela se fait dans d’autres villes. Les différents espaces de la ville doivent être protégés de manière équitable. Avec ces nouvelles acquisitions de caméras, je souhaite qu’une part soit consacrée à des caméras mobiles pour plus d’efficacité et pour surveiller ponctuellement des lieux qui le nécessiteraient.
Pour être complet sur ce débat, je rappelle que la sécurité est une compétence régalienne de l’Etat et que finalement une fois de plus, c’est à nos communes de palier. J’espère que la récente visite du préfet de Saône et Loire permettra de déployer de nouveaux moyens en provenance de l’Etat.
Concernant l’éclairage public : une nouvelle étape.
À travers ce dernier bilan du partenariat public-privé avec CITELUM et la prise en main du Syndicat Départemental d’Énergie de Saône-et-Loire concernant la compétence de l’éclairage public, je souhaite que nous nous posions les bonnes questions.
Le SYDESL a-t-il réalisé un diagnostic approfondi de nos infrastructures actuelles ? Cela nous permettra non seulement d'identifier les équipements à moderniser, mais également de planifier les remplacements nécessaires pour répondre aux enjeux environnementaux actuels et à la sécurité des Autunois. Je suis par exemple préoccupé de voir le chemin des Ragots dans le noir, notamment en hiver. Cette rue ou route est extrêmement empruntée par des coureurs, des utilisateurs du centre équestre, et encore davantage depuis sa montée en puissance, même à la nuit tombée. En plus d’une matérialisation d’espaces piétons à créer, je me demande s'il ne serait pas nécessaire de raccorder cette rue à l’éclairage public pour certaines heures du début de soirée, d'octobre à mai par exemple… avec des solutions d’éclairage modernes et économes en énergie afin de réduire notre empreinte écologique tout en garantissant la sécurité et la fiabilité du service.
Je crois qu'il est essentiel de promouvoir la richesse de notre patrimoine historique à des moments adaptés. À cet égard, je propose de créer un circuit de visites nocturnes de nos monuments éclairés (en remettant à niveau ceux dont l’éclairage est défaillant), tous les soirs de l’été, entre 21h30 et minuit, du 21 juin au 21 septembre. Cela attirerait et permettrait aux touristes de prolonger leurs séjours en nocturne en quête d'expériences uniques, dynamisant ainsi notre économie locale. En complément, il me paraît pertinent de proposer, au cœur de la saison estivale, un mapping nocturne à l’intérieur de la cathédrale d’Autun pour expliquer son histoire.
Finances : pour un rééquilibrage des compétences entre la communauté de communes et la ville centre « Autun », de meilleures prévisions initiales et une anticipation dans le défi financier dans la future gestion du panoptique :
- Il existe une problématique cruciale concernant le financement et la répartition des compétences entre Autun et le Grand Autunois Morvan. Comme je le souligne depuis de nombreuses années, il y a un écart significatif entre la situation financière de notre ville d'Autun, qui dégage constamment des marges de manœuvre, et celle du Grand Autunois Morvan, qui rencontre des difficultés préoccupantes. Cette disparité nous amène à réfléchir à des solutions qui pourraient profiter à l’ensemble du territoire. Cela n’enlève pas le mérite à notre commune de supporter d’importantes charges de centralité et sur le patrimoine historique ; j’y reviendrai plus tard.
Je propose que nous engagions une réflexion sur une nouvelle répartition des compétences entre l’intercommunalité et notre commune. En effet, en clarifiant et en redéfinissant ces compétences, nous pourrions décharger la communauté de certaines compétences, en particulier dans le domaine culturel. La culture est la figure de proue de la ville d’Autun, et je suis convaincu qu’une gestion plus concentrée de certains équipements culturels par la ville d'Autun nous permettra non seulement d’insuffler un renouveau dans le dynamisme, de mieux répondre aux besoins de nos administrés de la ville et du territoire tout entier, mais également d’optimiser les ressources financières en évitant des doublons opérationnels et administratifs.
En clair, je souhaite que nous puissions étudier fortement une reprise partielle ou totale du parc des expositions par la ville, en partenariat avec les besoins de la communauté de communes. Je suis favorable à la construction d’un nouveau conservatoire de musique et aussi à recentrer cette compétence au niveau municipal en y intégrant l’école de danse urbaine. Pour la bibliothèque, je pense que c’est le seul équipement qui doit rester au sein de la communauté de communes, au regard de l’excellent travail de mise en réseau déjà réalisé avec les bibliothèques rurales. Sur ces propositions, je demande à être appuyé d’une étude précise. Je suis tout de même déjà convaincu que cela soulagera le Grand Autunois Morvan pour se concentrer sur ses autres compétences cruciales dans la vie quotidienne de l’ensemble des habitants du territoire. Cela permettra également à la ville de déployer davantage son offre culturelle de manière cohérente et ambitieuse, avec de meilleures retombées financières et économiques.
- Aussi, pour renforcer la gestion financière de la ville, l’étude de la décision modificative concernant le budget principal démontre que nous avons beaucoup à faire encore pour mieux prévoir nos dépenses d’investissement, notamment. Dans ce cadre, au niveau des immobilisations corporelles, des travaux à hauteur de 526 000 € sont reportés en 2026. Comment l’expliquer ?
- Le rapport thématique de la chambre régionale des comptes sur le patrimoine a déjà entraîné un débat sur le nombre de visiteurs attendus annuellement. Je pense que le « business plan » aurait dû se réaliser sur une gratuité d’accès aux visiteurs en adoptant le projet global du musée dans sa conception et son organisation future. C’est le cas pour de nombreux musées municipaux partout en France avec de bons résultats. Cela aurait notablement accentué sa fréquentation et augmenté les retombées touristiques et économiques.
Puisque le projet est maintenant sur les rails avec un équilibre annoncé à 50 000 visiteurs payants par an, il faudra donner des perspectives plus larges dans le temps au club des mécènes que j’avais appelé de mes vœux lors d’un dernier conseil municipal et continuer à développer la communication de notre ville à l’échelle nationale, du style « Autun, la petite Rome française ». Pour résumer, le nombre de visiteurs sera totalement lié à notre capacité à communiquer efficacement et fortement avec les richesses historiques de la ville d’Autun sans se noyer avec d’autres atouts.
- Au-delà du panoptique, la richesse de notre patrimoine historique est une chance pour notre ville, mais également une charge financière d’ampleur, en particulier pour une petite commune comme la nôtre. L’État devrait agir davantage au niveau financier pour soutenir l’entretien et la rénovation de notre patrimoine. J’en profite pour redire qu’il y a urgence à réaliser un plan rempart pour le Boulevard Mac Mahon et le Boulevard des Résistants Fusillés, sur le modèle du Boulevard Laureau ou plus loin à Dinan.
Je suis convaincu que notre ville a encore de belles capacités à exploiter.
Michaël Guijo
Conseiller municipal de la ville d’Autun